Genève

Des policiers municipaux qui poursuivaient des malfrats se retrouvent bloqués devant des marches d’escaliers

En pleine course poursuite, les agent-e-s ont été contraints de faire un choix entre prendre le risque de grimper les marches d’escalier à vélo ou jouer la sécurité en restant bloqué en bas des marches. La question a vite été répondue et personne n’a été blessé.

La journée n’a pas été de tout repos, hier, pour les agents de la fière brigade d’agent-e-s de police municipale dotée de cycles derniers cris et flambants neufs. En effet, à l’heure du déjeuner, de nombreux banquiers « trottinettisés » qui rentraient chez eux ont grillé successivement plusieurs feux rouges de la route des Acacias. C’était sans compter la vaillance des agent-e-s municipaux qui prirent alors en chasse les criminels en cols blancs susmentionnés. 

La course poursuite dura environ cinq minutes durant lesquelles un agent perdit un poumon sur la route, lequel préféra aller attendre au bistrot que la cavale fût terminée. Cinq longues minutes durant lesquelles la détermination des agent-e-s lancé-e-s à toute allure aux trousses des chauffards n’eut, dans l’histoire de l’humanité, d’égale que celle des Poilus lancés, la fleur au fusil et le poil à gratter dans la culotte, contre les divisions allemandes. 

Les brigands perdaient de l’allure. Leurs trottinettes, chargées à bloc mais bloquées par la limite réglementaire des vingt kilomètres heures, perdaient de l’avance sur les gendarmes et, pour sauver leur vie, les malfrats durent abandonner leurs véhicules devant des marches d’escaliers pour s’enfuir dans des directions aléatoires. Les agent-e-s à leurs trousses, eux, ne surent alors que faire : fallait-il essayer de grimper les marches à vélo au péril de leur vie ? Fallait-il contourner en passant, selon le GPS, par Zurich ? Finalement, les cris d’un bistrot solitaire gisant au loin résolurent d’eux-mêmes la question. Bloqué-e-s par les marches d’escaliers qui s’étaient mises entre eux et les criminels, les agent-e-s durent abandonner la course poursuite et le mal triompha une fois de plus…

Une bien triste journée pour les forces du bien. Mais la perte d’une bataille n’équivaut pas à perdre la guerre.

La Rédaction. 

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