Football

Euro 2020 – La Suisse se dit mentalement prête à perdre aux penalties en 1/8ème de finale

Cela fait plusieurs semaines que la Nati a entamé sa préparation pour Le Championnat d’Europe. Une préparation autant physique que mentale. Hier soir, en conférence de presse, elle s’est déclarée fin prête pour concéder la défaite contre la Macédoine du Nord aux penalties en huitième de finale.

« Nous n’avons jamais eu une équipe aussi rayonnante », déclarait il y a quelques jours Valdimir Petkovic, le sélectionneur de la Nati, à l’entame de la préparation physique et mentale des joueurs. « Les gars », comme il les appelle, « passent deux à trois heures par jour à jouer aux cartes ; cinq à six heures à entrainer leur tactique sur FIFA 21, deux ou trois heures à visionner les plus belles défaites des équipes de Suisse tous sports confondus, plus particulièrement aux tirs aux buts, et une trentaine de minutes balle aux pieds pour affiner leurs gestes techniques. Quant à Mario Gavranovic, notre meilleur buteur dont on a appris que Mbappe lui-même craignait les frappes enroulées, il ne s’entraine plus depuis trois semaines, de peur de se froisser un muscle ». 

L’équipe de Suisse aurait ainsi développé un véritable sens du collectif, un esprit de corps égal à celui de nos conscrits et, le plus important peut-être, un amour du beau jeu – en brésilien : joga bonito – à faire envier les autres formations dont les joueurs, la plupart du temps, se tirent dans les pattes et tentent de se faire des tacles assassins à l’entrainement pour prendre la place de titulaire.

Or, Vladimir Petkovic connaît également les exigences mentales qu’impliquent un tel championnat. C’est pourquoi, non content de soumettre ses joueurs à la préparation physique draconienne précitée, il aurait aussi fait appel à des préparateurs mentaux pour conditionner son équipe. Aussi, à l’instar de l’équipe d’Allemagne, qui, en 2014, avait invité l’aventurier Mike Horn pour gonfler – à bloc – ses joueurs, le sélectionneur de la Nati a convié Jean-Michel Poulidor – le petit fils de Raymond Poulidor, le type qui finissait toujours deuxième – spécialisé lui dans les défaites en huitième de finale. « Pour des raisons évidentes que je ne vous fais pas l’affront de répéter ici, notre équipe ne pourra jamais passer les huitièmes », lançait Vladimir Petkovic en conclusion de notre entretien. « Alors, bien évidemment, il était de mon devoir de les préparer au mieux à perdre contre une équipe claquée au sol à la sortie des phases de groupe ».

La Rédaction. 

Illustration : « File:Swiss national football team.jpg » by R. Niemeyer is licensed under CC BY-SA 3.0

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