Genève

La police généralise le recrutement au délit de faciès

Si la division ressources humaines à longtemps hésité, la procédure est maintenant entérinée et les premières recrues sélectionnées sur les seuls critères de leur “sale gueule” et de leur passé difficile investiront Savatan dès la prochaine rentrée. Qui sont-ils, d’où viennent-ils ? La Biturne de Genf répond à vos questions.

La police cantonale présente la solution comme la panacée à la surpopulation et aux conditions déplorables vécues par les détenus de Champ-Dollon, lesquels ne jouissent même pas de la fibre optique pour exercer leurs compétences sur la PS4, mais qui feraient de très bon éléments ! En quoi consiste concrètement la mesure de “recrutement au faciès” annoncée par Monica Bonfanti ? Le porte-parole du pouvoir régalien explique :

Tout d’abord, la mesure a longtemps été réfléchie puis sélectionnée sur la base de critères très précis parmi lesquels la connaissance du terrain, la re-dynamisation des effectifs et l’expertise en matière de stupéfiants.

En effet, qui de plus adapté pour connaître la rue que ceux qui en sont victimes ? Et les première victimes, ce sont bien entendu les criminels ! Il était donc important que la police intègre parmi ses rangs des malfrats qui sauront mettre à profit leurs nombreuses années à défier des autorités inexpérimentées. D’autant que si la police cantonale possède tout un arsenal d’individus corrompus, elle souffre d’un manque de diversité dans les activités criminelles de ses effectifs. “La plupart exercent l’usure ou sont spécialisés dans les menaces ou le kidnapping. Mais on n’a pas de baron de la drogue ou de proxénète”, déclare son porte-parole.
Aussi le porte-parole rappelle: “nous avons pensé que ceux qui fuient les policiers peuvent en faire de très bons. De même, ceux qui dealent connaissent les techniques qu’ils utilisent pour nous échapper. L’innovation, c’est comme ça que ça marche ! Voyez ! l’État engage bien des hackers pour tester ses applications !”.
Toutefois, les profils demandés par les ressources humaines ne s’arrêtent pas au passé criminel des candidats.

Sondage d’opinion : la police arrête-t-elle les personnes de la bonne couleur ?
1. Non, elle discrimine trop souvent les blancs: 45%
2. Non, elle arrête des innocents violets: 12%
3. Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, elle persécute les gens oranges: 23%
4. Le noir n’est pas une couleur, donc là n’est pas la question: 20%.

Deux policiers s’apprêtant à interpeller un jeune migrant pour une raison qu’ils ignorent.

Courir, c’est bon pour la santé

L’effectif vieillissant de la police cantonale inquiète. C’est pourquoi la DRH a décidé de recruter des profils marathoniens, autrement dit des individus rompus à la course poursuite avec les forces de l’ordre. La DRH recherche également d’anciens Yamakasi “à l’aise” avec l’escalade de la Cathédrale St-Pierre. Pour la partie champagne de la république, d’autres profils sont demandés.

La plupart exercent l’usure ou sont spécialisés dans les menaces ou le kidnapping. Mais on n’a pas de baron de la drogue ou de proxénète.

Mort aux vaches

En champagne, c’est un tout autre profil qui est recherché: on y préfère des individus au passé scatophile et des gens à l’aise avec le célibat puisqu’il n’y a pas âme qui vive – et encore moins d’individus à marier – sur les hauteurs de Dardagny ou dans la bien connue steppe de Chancy dont la réputation n’a rien à envier au désert de l’Arizona pour ce qui est des conquêtes amoureuses. Accessoirement, on y recherche aussi des individus aux expériences zoophiles. À bon entendeur.

La Rédaction.

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*