Genève

Les Bains des Pâquis interdisent le port du slip de bain plus court que la taille du vit de son propriétaire

Ras-le-bol des attentats… Surtout à la pudeur. Ceci étant, la direction des Bains des Pâquis prend les mesures nécessaires : désormais nul ne sera autorisé à porter un slip d’une taille inférieure à celle de son sexe. Ce qui dépasse pourra être coupé par le personnel de l’installation.

« Il y a cinq ans, cela ne posait aucun problème », affirme le président du Comité des Bains. « D’ailleurs, lorsque j’étais gamin, la plupart des hommes portaient des slips desquels dépassaient largement leurs engins et personne n’en trouvait à redire ! », ajoute-t-il. « Que voulez-vous, aujourd’hui, avec la fragilisation de notre société c’est ‘’cachez ce sexe que je ne saurais voir !’’ alors que, pour ma part, je suis d’avis que la vue d’une belle bite bien veineuse n’est pas pour déplaire à celui ou celle qui lance des œillades à l’entrejambe de l’un de ses vis-à-vis ! », regrette ce dernier.

Dans le nouveau réglement qui devrait être entériné au premier juin, les Bains interdisent ainsi le port du slip « trop court » ; la longueur de ce dernier étant mesuré à l’aune du sexe de son propriétaire. Concrètement donc, un homme d’une vingtaine d’année doté d’un pénis de l’honorable longueur de dix-huit centimètres devra porter un slip d’une longueur minimale de dix-huit centimètres également. Quant au vieillard décati doté, lui, d’un sexe rabougri de sept centimètres, il sera autorisé à porter un slip de sept centimètres de longueur, au plus court. La logique est plutôt simple donc. À noter qu’il n’y a pas, dans le décret, de longueur maximale de slip de bain mais que les sarouels, eux, sont formellement interdits d’une part, pour des raisons d’hygiène*, d’autre part, pour des raisons esthétiques évidentes. 

« Que voulez-vous, aujourd’hui, avec la fragilisation de notre société c’est ‘’cachez ce sexe que je ne saurais voir !’’ alors que, pour ma part, je suis d’avis que la vue d’une belle bite bien veineuse n’est pas pour déplaire à celui ou celle qui lance des œillades à l’entrejambe de l’un de ses vis-à-vis ! »

Le règlement précise par ailleurs les sanctions auxquelles s’exposent les contrevenants. Pour quelqu’un dont on verrait simplement dépasser « un petit bout de gland ou un bout de la couille », une amende pourra être dressée par les employés de sécurité des Bains. En cas de récidive, néanmoins, « tout ce qui dépasse » pourra être coupé et l’individu pourra être noyé à discrétion des agents s’il advenait qu’il fût agressif ou réticent à prendre les mesures idoines pour dissimuler son sexe. Le texte consacre cependant un passe-droit pour « le type vachement bronzé qui porte un string et qui étend souvent son linge près du phare ». En tant qu’institution des Bains, c’était le moins qu’on attendait pour lui. 

La Rédaction. 

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