Tennis

Retraité à seulement 41 ans, Roger Federer ne touchera pas l’AVS à taux plein

Interrogée, la caisse cantonale saint-galloise de compensation AVS a déclaré que Roger n’aurait pas droit à une rente à taux plein. En effet, en appliquant une réduction d’environ 2.3% par année de cotisation manquante, Roger n’obtient que 44.8% de ce que l’AVS lui doit, c’est-à-dire 1070.72 CHF par mois. « Va falloir bosser, comme tout le monde ! », commente un rond-de-cuir de l’administration saint-galloise.

Bien que monument national, héros, magnifique, splendide, beau, fabuleux, impeccable, inattaquable, incritiquable, etc., Roger Federer ne touchera pas sa rente AVS à taux plein. C’est la caisse cantonale saint-galloise de compensation AVS qui a fait part, ce matin, de cette information, alors que la plupart des Helvètes déploraient encore la perte de leur Roi et se demandaient si, à l’avenir, un autre homme serait capable de mettre la lumière sur la Suisse ainsi que l’a fait le tennisman.

En Suisse, les hommes, depuis leur vingtième année, doivent effectuer quarante-cinq années de versements auprès de l’AVS pour pouvoir espérer toucher les 2390 francs mensuels promis par ce premier pilier de la solidarité nationale. Or, en partant à la retraite à l’âge de quarante et un ans, il manque à Roger vingt-quatre années de cotisations pour pouvoir palper cette coquette somme. Après calcul, celui-ci ne touchera donc que 1070.72 francs par mois, ce qui, pour tous les Français qui nous lisent, équivaut à peine au prix d’une chocolatine dans une boulangerie locale… « Même si cela m’en coûte de refuser son taux plein à Roger, les règles sont les règles », explique un fonctionnaire de la caisse cantonale saint-galloise de compensation AVS. « Maintenant qu’il a fini de taper dans la baballe, il peut bien aller bosser comme tout le monde ! », ajoute un autre, visiblement plus critique vis-à-vis du sportif. 

Si d’aucuns jugent ainsi que le job de tennisman professionnel est tout aussi reposant que celui d’un universitaire qui se refuse à découvrir le « vrai monde du travail », ce n’est pas le cas du principal intéressé. En effet, après la décision qui lui a été notifiée par la caisse cantonale, Roger a tout de même tenté de gratter un taux plein en se prévalant, d’une part, de son mal de dos et, d’autre part, de l’« extrême pénibilité » de son ancien travail. D’insister notamment sur les moments où il devait signer des autographes au serrer les mains du commun des mortels. En vain cependant puisque les ronds-de-cuir de l’administration saint-galloise sont restés de marbre face à ses pleurs. « Mais… ! Il faut tout de même bien que je nourrisse ma famille ! », s’est ensuite lamenté l’ancien numéro un mondial. Par « famille », ce dernier entend son chat « Novak Djokovic », lequel ne mange que des croquettes bio à très précisément 2390 francs le paquet de cinq cents grammes.

La Rédaction. 

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