Culture

Selon une étude, rien ne va changer pour les antivax, qui n’auraient en réalité jamais mis les pieds dans un musée

Car la culture serait aux antivax ce qu’Ueli Maurer est à la classe.

Ce matin, la Suisse est entrée en dictature. Un froid glacial s’est installé au-dessus des grandes villes écolo-socialistes. Ses habitant-e-s ont sorti leurs bottes à fermeture éclair, leurs chapeaux gris, melon, de pêche et leurs bananes où ils emporteront désormais le précieux sésame qui leur permettra à eux, les heureux moutons qui bêlent comme pissent les vaches sur nos monts quand le soleil annonce un brillant réveil, d’accéder aux cafés, restaurants, musées, bibliothèques et universités désormais condamnés au quidam sans preuve de son assujettissement au complot pharmaceutique mondial pour prendre le contrôle de la vie de Michel, 54 ans, tourneur-fraiseur dans la Vallée de Joux et de Corinne, 47 balais au compteur, secrétaire médicale dans la région de Prangins. 

Toutes les circonstances sont ainsi réunies pour que la liberté de se jeter une Suze sur une terrasse de café à huit heures du matin ne soit plus qu’un rêve, une image du passé. En effet, depuis ce matin, les antivax, ces belles personnes qui « ignorent les effets du vaccin à long terme » mais reconnaissent volontiers que de fumer trois paquets de Gitanes par jour, se mettre complètement minable le week-end et qu’un petit parachute de MDMA coupé à l’urine de militant UDC ne peut pas faire de mal pour le système immunitaire ; ces personnes ne pourront plus accéder à certains lieux de loisirs et de culture où il faudra désormais montrer patte blanche et un certificat covid. 

« Tant pis ! », lance Francis Leplan, un résistant de la première heure qui participait déjà l’été dernier aux manifestations de lutte contre le port du masque avec ce dernier sur les yeux pour nous montrer à quel point nous sommes aveuglés par les puissants qui cherchent à nous diriger par le truchement d’un bout de tissu de 10 centimètres sur 5. D’ajouter : « De toute façon je n’ai jamais mis les pieds dans un musée, ni ouvert un livre emprunté à la bibliothèque, ni même d’ailleurs vu un seul film ou une seule pièce de théâtre dans ce qu’ils appellent des lieux de culture ! ». 

Un témoignage appuyé par un sondage réalisé à l’Université de Genève, lequel révèle que plus de 97% des personnes qui croient que la vaccination est un « complot mondial organisé par un groupe désirant contrôler le monde » affirment également n’avoir jamais vu un cinéma, une bibliothèque, un musée ou un théâtre de l’intérieur. Beaucoup d’entre-deux seraient d’ailleurs convaincus que de tels lieux n’existent pas, car ils ne croient que ce qu’ils voient et ne voient que ce qu’ils ont envie de croire. Pour ces personnes, le quotidien ne devrait donc pas bouger d’un iota. Pour les autres, vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

La Rédaction.

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