Culture

Un homme jugé incapable de discernement après avoir déclaré que le Paléo est un festival « transgressif » 

L’homme qui affirmait que le Paléo festival est une « parenthèse transgressive dans la vie des gens » a été placé en garde à vue. Le Tribunal des mesures de contrainte ayant confirmé sa détention, celui-ci devrait rester derrière les barreaux au moins toute la durée des concerts.  

Youpi ! Lundi dernier débutait la 45e édition du Paléo festival ! À cette occasion, des milliers de Suisses, tous plus originaux les uns que les autres, devraient partager des moments de folies devant l’enseigne du festival inspirée d’un panneau inconnu situé à Hollywood. Ils devraient également entendre les vieux anarcho-communistes qui se font appeler Kiss, le révolutionnaire Francis Cabrel et l’inénarrable trotskiste DJ Snake !  

Une 45e édition qui n’a pas manqué de délier les langues, notamment celle de son organisateur qui l’a bien pendue. « Étant entendu l’obédience socialo-marxiste de la plupart de nos têtes d’affiches et leur tendance à dénoncer les vrais problèmes comme le nombre de litres d’eau qu’on économise en faisant pipi sous la douche ou les milliers de kilomètres parcourus par les touillettes en bois estonien, via le Viet Nam et l’Afrique du Sud, avant que celles-ci ne finissent dans le café trop sucré d’un banquier suisse au bord du burnout, on peut bien affirmer que le Paléo est une parenthèse transgressive dans la vie des gens ! », a ainsi déclaré Daniel Rosselat, actuel syndic de la commune de Nyon et créateur du festival en 1975. 

N’étant pas complètement dans le tort – car il est vrai qu’un Suisse, du moins le Suisse moyen, est sans doute plus rompu à la triade métro-boulot-dodo qu’au rythme des djembés dans une zone à défendre – mais pas non plus dans le vrai – puisque le Paléo est aux festivaux (sic.) ce qu’une Renault Twizy est à la course automobile : c’est-à-dire bien en-dessous des standards de la haute compétition – Daniel Rosselat a été jugé « en situation de grande détresse psychologique » et placé en détention préventive après sa déclaration dans les colonnes du quotidien en ligne Blick.  

« Franchement, il délire complètement. Si nous l’enfermons au moins le temps du festival, c’est pour qu’il ne dise pas plus d’inepties ! », a jugé, un peu plus tard, le Tribunal des mesures de contrainte, confirmant, de fait, la sentence et la privation de liberté de Daniel. « C’est pour sa propre sécurité… Mais surtout pour qu’il n’aille pas dire d’autres bêtises dans les médias », a ajouté le procureur en charge du dossier un peu avant de réajuster son chapeau de paille au pourtour estampillé du logo et du nom d’une bière bien connue qui rime avec « ken » et de se rendre au festival. 

La Rédaction. 

Crédit photo : Bicounet <3

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