Vous n’avez pas été convaincus par les recommandations du Conseil fédéral ni par les mesures volontaires de l’Union des villes suisses ? La Biturne de Genève vous explique les 3 meilleures façons de se réchauffer artisanalement pour économiser de l’énergie cet hiver !
- Mettre du papier journal sous ses vêtements :

La technique est éprouvée depuis de nombreuses années puisque les sans-abris qui l’utilisent décèdent moins rapidement du froid qu’ils ne prolifèrent sous les coups de boutoir de la sacro-sainte loi du marché. Amen. Qui plus est, les nombreux journaux gratuits remplis de publicités (GHI, 20 Min, Lausanne Cités, etc.) garantissent une quantité suffisante de papier pour l’ensemble de la population ! (Pour une fois qu’ils servent à quelque chose)
Efficacité : 4/5 (Rien ne vaut un bon pull en laine tricoté par grand-mère)
Confort : 1/5 (Attention aux bouts de papier qui se coincent dans la raie du cul !)
Danger : 2/5 (Hormis quelques coupures et, à long terme, un cancer contracté au contact répété de l’encre bon marché utilisée par la presse gratuite avec votre peau, aucun risque notable n’est à déplorer)
2. Le caca par la fenêtre :

Vous connaissiez sans doute le « pipi sous la douche » préconisé par les Verts. Mais aviez-vous déjà entendu parler du « caca par la fenêtre » pratiqué dans les locaux de la Biturne de Genève ? Grâce à cette technique, la Rédaction économise non seulement des chasses d’eau mais elle a même pu déménager dans des locaux sans toilettes et économiser l’énergie inhérente aux besoins de ses stagiaires ! Malynx.
Efficacité : 4/5 (Si tout le monde faisait caca par la fenêtre, il ne resterait plus qu’à sensibiliser les individus sur une utilisation raisonnable des cotons-tiges pour sauver l’humanité du réchauffement climatique)
Confort : 3/5 (Pour l’instant, seuls quelques logements – hors de prix en plus ! (voir photo) – disposent des installations idoines. Avec le retentissement de cet article, nul doute cependant que les constructions à venir devraient intégrer de tels dispositifs)
Danger : 5/5 (On ne vous apprend rien, les gens n’aiment pas trop recevoir du caca sur la tête)
3. L’autodafé de pauvre :

On ne peut plus rien faire. Ni consommer du pétrole, ni voler en jet privé sans se faire épingler par un compte Instagram dédié, ni même passer un agréable moment sur un jet-ski lorsqu’on est un joueur de football sur le point d’obtenir le ballon d’or ou un président de la République confortablement réélu suite à un vote de barrage contre l’extrême droite. Par contre, on peut encore imputer aux pauvres la responsabilité de leur échec social et, conséquemment, préparer dès maintenant l’opinion publique à les jeter dans un brasier connecté à votre maison par un chauffage à distance. Vu le nombre qu’il en pullule, plus besoin d’acheter du gaz à la Russie après ça !
Efficacité 5/5 (Selon les chimistes de l’Université de Genève et des consultants de McKinsey, le pauvre possède un pouvoir calorifique près de deux fois supérieur à celui du Diesel, ce qui en fait une énergie efficace et bon marché puisqu’il en existe un nombre impressionnant et qu’il suffit de les enlever sur le chemin de leurs bullshit jobs pour en disposer)
Confort : 5/5 (Loin des yeux, combustion et chaleur. Grâce au système de chauffage à distance proposé par vos services industriels, la crémation du pauvre se fait à l’abri des regards. Vous n’entendrez ni ses cris, ni ne sentirez l’odeur de sa chair brûlée)
Danger : 0/5 (Le pauvre n’est ni invité à s’exprimer dans les médias, ni représenté au sein des parlements communaux, cantonaux ou fédéral. Ainsi, aucune chance qu’il conteste votre choix de le brûler vif pour pouvoir vous chauffer cet hiver ! D’autant que la Suisse possède une longue tradition de « paix sociale » et que le pauvre ne va pas prendre les armes pour quelque chose d’aussi insignifiant que sa vie.
La Rédaction.