L’association internationale des transports aériens table sur une reprise progressive de l’aviation en quatre ans. Dans l’intervalle, elle conseille aux citoyens de tous les pays de jeter leurs déchets par les fenêtres, d’utiliser des produits lessives toxiques et, le plus important peut-être, de rouler en bagnole sur les pistes cyclables de Genève.
Il y aura une « avant » et un « après » covid… Avant, nous vivions dans l’insouciance réconfortante de pouvoir partir en week-end à Barcelone ; de pouvoir acheter une bouteille d’eau de 0.5L sans entendre la petite voix dans notre tête qui nous fait désormais culpabiliser à chaque fois que nous jetons un chewing-gum sur les pavés de notre cité.
Or, ce temps est révolu. Plus d’avions low cost, plus de petits plaisirs tels que de jeter des tomates bio sur de mauvais artistes ou quelques gauchistes ivres la nuit sur leurs bicyclettes recyclées.
Non, désormais Big Brother nous surveille et de l’intérieur. Car c’est nous-mêmes qui nous contraignons.
Pour éviter que le monde ne devienne une dystopie foucaldienne, l’association internationale des transports rassure: « avec nous, jamais vous ne serez jugés ! Si vous voulez prendre un vol Paris-Bordeaux, c’est ok. En plus cela créera des emplois ! Vous aurez au moins pour vous de donner du travail à quelqu’un qui serait sinon en train de profiter des largesses du gouvernement comme nous le faisons en ce moment-même.
En revanche, vous devrez suivre à la lettre nos consignes de sécurité. En ce sens, plus de parties de jambes en l’air dans les toilettes de l’avion, plus de boissons au gingembre qui vous feraient tousser sur votre voisin de siège ». Bienvenue dans le monde d’après: celui où rien n’est permis qui ne soit pas explicitement indiqué.
La Rédaction.