Contre toute attente, la prophétie de l’aile droite du parti socialiste et des droitards ne s’est pas réalisée. En effet, cinq jours après son élection à la plus haute fonction exécutive du canton de Genève, Carole-Anne Kast ne serait toujours pas parvenue à instaurer la dictature du prolétariat. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de faire trébucher l’un de ses collègues dans les escaliers…
Celles et ceux qui attendaient le Grand Soir risquent de patienter encore un moment – NDLR : en même temps, il faudrait être sacrément limité pour y croire encore. Cinq jours après son élection à la plus haute fonction exécutive du canton de Genève, la socialiste Carole-Anne Kast ne serait en effet toujours pas parvenue à instaurer la dictature du prolétariat prophétisée par l’aile droite de son parti ainsi que par leurs frères et sœurs spirituels des formations bourgeoises du canton. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé… Aidée par Antonio Hodgers qui, avec son sourire de bogosse, devait servir à ce que les autres conseillers d’État baissent leur garde, l’ancienne conseillère administrative de la Ville d’Onex aurait en outre raté, lundi, son croc-en-jambe visant à faire trébucher Pierre Maudet dans les escaliers de la Tour Baudet. Elle aurait ensuite échoué, mardi, à convaincre Delphine Bachmann de retourner dans le privé pour y toucher les dividendes des coûts de la santé qui augmentent. Mercredi, c’est Nathalie Fontanet qu’elle ne serait pas parvenue à écarter grâce au poison situé à l’extrémité de sa pointe dissimulée dans un parapluie bulgare. Paranoïaque à force de travailler avec des fonctionnaires, la libérale-radicale ne sort jamais de chez elle sans toute une panoplie d’antidotes. Bien vu.
Un échec sur toute la ligne, en somme, cette idée de vouloir instaurer un monde sans propriété privée des moyens de production en se débarrassant des chantres de marché siégeant au Conseil d’État. Reste que la principale intéressée n’aurait – toujours selon les membres de l’aile droite du parti socialiste ainsi que leurs amis des partis bourgeois – pas prévu d’en rester là. L’un d’eux, qui préfère conserver l’anonymat de peur des mercenaires qu’elle pourrait, selon lui, lui envoyer pour lui faire la peau, de témoigner : « C’est un peu comme dans Minus et Cortex, elle essaiera chaque jour de conquérir le monde. En l’occurrence, ici, le canton de Genève ! » Et si c’était pas (sic.) une bonne chose, finalement, qu’au moins un membre de cet aréopage essaie de changer radicalement les choses ?
La Rédaction.