Alors que le Royaume-Uni accuse une crise d’approvisionnement historique, Boris Johnson a appelé ses concitoyens à faire « pee pee » dans leurs réservoirs d’essence. Selon lui, le bioéthanol produit par la fermentation de bières IPA dans les estomacs Anglais est un succédané efficace au sans plomb.
On aurait pu croire à une énième sortie du professeur Raoult. Et bien nom, cette sortie dont on pourrait tout aussi croire qu’il s’agit d’une blague écrite par ces journalopes crypto-écolo-marxistes du Gorafi a été lancé par son ménechme capillaire : Boris Johnson, lequel n’est autre que le premier ministre de ce peuple de sauvage – les Anglais – à qui l’on doit notamment l’invention de la beuverie, en 1402, lorsque John Bowery, qui n’était pas le dernier des incultes puisqu’il avait lu le livre de Joseph Kessel – ndlr : Avec les alcooliques anonymes –, fut pris de l’idée de boire à n’en plus finir ; enfin si, à finir totalement khapta, se faire déposer dans un Uber par ses amis et ne plus réussir à enfiler ses clés dans sa propre serrure alors qu’il était en train d’essayer d’ouvrir la porte de son voisin de palier.
Bref, selon Boris Johnson, ses compatriotes sont des ivrognes notoires non pas gorgés de soleil comme les tomates – bien qu’ils en aient la couleur écarlate lorsqu’ils s’y mettent, au soleil – mais de bières d’une si mauvaise qualité qu’elles provoquent, au cours de la digestion, une réaction chimique en tout point similaire à la fermentation. Or, le bioéthanol ainsi produit chaque soir à la fin du cycle métro, boulot, bière, dodo qui caractérise l’Anglais moyen « n’est pas assez mis en valeur », selon le premier ministre. Cela étant, citant le chimiste Lavoisier pour qui « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », Boris Johnson a appelé ses concitoyen-ne-s à réaliser un effort de solidarité nationale en urinant directement dans les réservoirs de leurs bagnoles, calculant qu’avec trois pipis journaliers il leur serait possible d’effectuer un aller-retour de leur domicile à leur lieu de travail en passant par une taverne.
Dût l’appel du premier ministre ne pas être entendu, les Anglais pourraient alors toujours essayer de réaliser un Genkidama en levant les bras au ciel et en espérant un miracle – mais sans doute avec moins de chance de succès.
La Rédaction.