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Kaboul salue la décision des sénateurs français interdisant les femmes voilées de pratiquer le sport de compétition

Le ministre des sports afghan, Bachir Ahmad Rustamzaï, a félicité les sénateurs français pour leur « fermeté » vis-à-vis des femmes pratiquant le sport. Il regrette cependant que le Sénat n’ait pas été « plus loin », notamment dans l’adoption de mesures visant à interdire les joueurs de foot de se signer à l’entrée du terrain, voire d’effacer leurs affreux tatouages de Jésus.   

Un témoignage de l’amitié franco-afghane
Les Français ont de nombreux points communs avec les Afghans, à commencer par leur respect de la gent féminine. En effet, hier soir, à une heure où Alexis Favre se regardait déjà dans le miroir depuis plus de trois heures, le Sénat a amendé la proposition de loi sur les sports, ajoutant à cette dernière l’interdiction du voile lors des compétitions sportives. Une décision qui n’est pas sans rappeler celle des Talibans d’interdire purement et simplement le sport aux femmes, dont « la place est à la cuisine », selon un ami membre d’un mansclub genevois dénommé Union Démocratique du Centre

Dans la foulée, le gouvernement afghan s’est empressé de saluer, par le truchement de son ministre des sports Bachir Ahmad Rustamzaï, ce « témoignage de l’amitié française » pour la Nouvelle République Théocratique Libre d’Afghanistan. Un témoignage accentué par une visite express de Jean-Michel Blanquer, en quête d’un havre de paix pour ses prochaines vacances. 

Une question d’arbitrage, rien de plus
Lors des débats, les sénateurs ont été on ne peut plus clairs : s’il advenait qu’une équipe professionnelle de femmes voilées grand remplace une équipe de femmes professionnelles non voilées, alors l’arbitrage des matchs de football, de volley, de tchoukball ou de fléchettes en deviendrait chaotique. Ainsi ont-ils préféré prévenir que guérir en interdisant purement et simplement les signes religieux ostensibles lors des compétitions professionnelles. « En aucun cas il ne s’agit de racisme ou de quelque chose de la sorte ! », précise – certainement de manière superflue – un élu Les Républicains qui affirme également avoir un ami noir et une gouvernante philippine qui fait très bien son travail en échange de « pas grand-chose ». 

Les joueurs de football « embêtés »
Côté foot, c’est le doute. En effet, pour entrer sur le terrain lors d’un changement, plus aucun signe de croix ne sera autorisé. « Cela embête particulièrement les joueurs italiens et brésiliens ! », commente le porte-parole de la Fédération Française de Football. « Déjà que Neymar n’est pas très chanceux en ce moment… S’il ne peut pas faire appel au Seigneur, le PSG est fichu ! », ajoute-t-il. Même chose au niveau des tatouages : les têtes de Jésus, les crucifix ou tout autre évocation du christianisme, du judaïsme ou du musulmanisme seront prohibées lors des compétitions. Les joueurs devraient toutefois être autorisés à porter des t-shirt manches longues, des collants ou des cols roulés de type « Michel Foucault » pour jouer les matchs de Ligue 1. Un autre problème, et non des moindres, le flocage « Messi », sur le maillot de l’argentin. Devra-t-il être retiré ? Messi sera-t-il invité à changer de nom de famille auprès de l’état civil ? Question subsidiaire : Lionel Messi distribuerait-il les mêmes ballons s’il s’appelait Lionel Dupont ?! Bienheureux qui saurait le prédire. Dans tous les cas, Zlatan Ibrahimovic, a d’ores et déjà commenté qu’il ne ferait pas l’effort d’effacer ses tatouages. Voilà qui devrait définitivement condamner un retour de la star suédoise au Parc des Princes.

La Rédaction. 

Illustration : By Jackintosh – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7858429

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