La différence d’amertume entre les deux espèces de personnes les plus aigres du monde serait liée à l’environnement dans lequel ils évoluent, lequel jouerait encore légèrement en la faveur des Genevois. Pour combien de temps encore ? questionnent cependant les chercheurs.
S’il n’y a à n’en pas douter une seule seconde une certaine correspondance de traits de caractères entre Genevois et Parisiens, les premiers ne sont cependant pas exactement comme les seconds. C’est du moins ce que soutient une petite équipe de chercheurs de l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne dans sa toute nouvelle publication au sein de la prestigieuse revue Nature, laquelle détaille en effet que les Genevois sont en tout point similaires aux Parisiens, sauf pour ce qui est de l’aigreur que les premiers possèdent dans une proportion légèrement moindre.
Une conclusion qui étonne, tant les Genevois passent un temps fou à râler et à critiquer les choses qui sont pourtant si bonnes dans le meilleur des mondes comme il est. « Cela s’explique par l’environnement quotidien légèrement plus friendly des Genevois », précise toutefois l’équipe de chercheurs. « Ceux-ci sont quand même bien moins confrontés au nombre incommensurable de trucs de merde auquel on est confronté à Paris, parmi lesquels l’impossibilité de se baigner dans la Seine, par exemple », ajoutent cette dernière. Cela étant, le caractère naturellement amer des Genevois serait moins bien développé que celui des Parisiens, chez qui aucun affect joyeux ne vient contrebalancer le développement de leur aigreur constitutive.
La différence serait donc liée à un effet de l’environnement. Car c’est ce dernier « qui permet ou non aux gênes de s’exprimer », soulignent les scientifiques. « Or, dans le cas d’espèce, les Genevois ont, dans la vie, encore droit à quelques petits plaisirs qui ont été retirés aux Parisiens depuis bien longtemps. Pour combien de temps encore ? nous demanderez-vous. Nul n’est en mesure de le dire. Ce qui est en revanche certain, c’est que l’augmentation des primes-maladie, des loyers, du prix des denrées alimentaires et, plus généralement, du coût de la vie, sans compter le petit régime dictatorial qu’exercent les patrons depuis qu’ils ont découvert la lecture de livres de management, ne feront pas aller l’aigreur des Genevois en mieux », concluent-ils.
La Rédaction.