Culture

L’Université de Lausanne réfléchit à décerner un doctorat honoris causa à Éric Zemmour

L’Unil souhaite récompenser sa maîtrise de l’ultracrépidarianisme et son formidable travail d’ouverture de la fenêtre d’Overton, dans la continuité des travaux entamés par Jean-Marie Le Pen. 

En 1937, tandis que Benito Mussolini reçoit un doctorat pour l’honneur de l’Université de Lausanne pour y avoir ciré les bancs durant quelques mois, Éric Zemmour est encore loin d’être le fruit de la liaison secrète entre Gargamel et Monsieur Burns tel que son apparence le laisse présager aujourd’hui. Au reste, d’Éric Zemmour, le Duce n’a cure ! Car il s’occupe alors de réaliser, dans sa patrie, une « organisation sociale enrichissante pour la science sociologique », laquelle laissera tantôt une trace profonde dans l’histoire, tantôt une marque indélébile dans la tête du jeune Zemmour, bientôt bercé, quoique trop près du mur, par les récits du héros fasciste volant au secours de la veuve et de l’orphelin. 

En effet, dès 1960, soit deux ans après sa naissance, le jeune Éric, a déjà lu l’intégralité des œuvres du dictateur italien. Trois années plus tard, il coud lui-même ses propres chemises brunes. Quatre ans après sa naissance, alors qu’il franchit la grille de son école primaire, il s’écrie « Aventi! », devise qu’il fera sienne puisqu’il ne s’arrêtera jamais plus de marcher, comme ceux qui suivent Emmanuel Macron. La suite de sa vie n’est qu’une longue reformulation, adaptée à la France, des idées du Duce ; reformulation augmentée, cela va de soi, des préceptes d’un petit autrichien naturalisé allemand vers la fin des années trente. 

Toujours est-il que les nombreuses similitudes entre le français et feu le guide italien font du premier un candidat idéal à l’attribution d’un nouveau doctorat honoris causa de l’Université de Lausanne, qui entend récompenser les nombreux « travaux pratiques » réalisés par le polémiste pour ouvrir la fenêtre d’Overton, laquelle était restée coincée par quelque chose qui était appelé, jadis, « le respect ».

« Tout comme Benito Mussolini a su faire preuve d’intelligence et d’esprit dans la conduite de son peuple, Éric Zemmour innove et repousse tous les jours les limites du dicible dans l’espace public ! », lance un membre du comité d’attribution. « Tenez, rien qu’hier, il a laissé entendre que les Musulmans qui entrent en France devaient être fouettés dix fois avant d’être lapidés à coups de morceaux de lard ! Eh bien, tout le monde l’a acclamé ! Si ce n’est pas une réussite ! » 

Avec Zemmour, en effet, la fenêtre d’Overton est grande ouverte. 

La Rédaction. 

Illustration : « Lausanne, UNIL, Géopolis »par Detlef Schobert est sous licence CC BY-ND 2.0

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