Si leur raison d’être est d’ennuyer les travailleurs, pourquoi ces derniers financeraient-ils leurs retraites ?
C’est une première dans l’histoire des études scientifiques jusqu’à présent toutes plus inutiles les unes que les autres, à l’instar de celle démontrant que le cancer tue plus rapidement qu’une cure de jus detox composé d’épinards, y compris lorsque ces derniers sont cultivés à proximité de l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl avant de parcourir vingt mille kilomètres pour être mis en conserve à Fukushima et retrouver le Thermomix des ménagers du dimanche persuadés du bienfait dudit breuvage verdâtre sur leur estomac torturé par les deux litres de vin rouge descendus la veille. Des scientifiques de l’Université de Genève, plus précisément du département de sociologie qui, depuis qu’il a été démontré l’impossibilité d’infirmer la théorie de la reproduction, n’ont plus rien à dire, viennent en effet d’arriver à de surprenants résultats concernant les personnes âgées qui fréquentent les supermarchés le samedi.
Tout est parti, comme il est coutume chez les scientifiques, d’une intuition ; ici celle selon laquelle les personnages âgées font exprès de se rendre dans les supermarchés en même temps que les personnes actives pour leur faire chier. « La semaine dernière, alors que je n’avais absolument eu le temps de rien faire parce que j’avais travaillé tous les soirs jusqu’à vingt et une heure, j’ai dû me résoudre à faire mes courses le samedi », explique un chercheur membre de l’équipe responsable de cette incroyable découverte. « Eh bien figurez-vous qu’on se serait cru dans un EMS ! »
Ni une ni deux, celui-ci empoignait alors son enregistreur et élaborait rapidement un guide d’entretien pour recueillir les perceptions des retraités en train de faire leurs courses. Une fois traitées, ces dernières confirmèrent, hélas, l’intuition de notre chercheur : « Nos données montrent très clairement que les personnes âgées agissent de manière délibérée et totalement cynique : les unes affirment que rien ne vaut la détresse qui se lit dans les yeux d’un trentenaire au bord du burnout à qui ils empêchent de peser rapidement ses fruits. Les autres déclarent qu’il n’y a pas de prix au désarroi qui se lit sur le visage de ceux qui se retrouvent derrière elles à la caisse alors qu’elles font semblant de ne pas retrouver les pièces de cinq centimes qu’elles mettent de côté depuis des années dans le seul but d’y provoquer un bouchon ». Toutes, conclut l’étude, prennent du plaisir à emmerder le monde.
La Rédaction