« Je crois que, comme tout le monde sait qu’ils le savent, ce geste m’a fait beaucoup de mal au profond du coeur et au lobe frontal. Mais ce qui me fait encore plus de mal, c’est de voir les gens rigoler de moi alors que j’ai tout gagné en tant que joueur et en tant qu’entraineur. Vous ne respectez rien décidément. », nous confie le principal intéressé.
Il est vrai que sur l’échelle ouverte du manque de respect – où se situent en bonne place les déclarations de Marion Maréchal-Le Pen sur le racisme anti-blancs ou encore les dépenses des conseillers administratifs de la Ville de Genève – cette statue à prétention à battre des records d’impertinence. Nos équipes, qui se sont rendues sur place en ce lundi matin ensoleillé, ont pu recueillir les propos de plusieurs gangs de frontaliers annemassiens venus piquer une tête avant de voler quelques scooters: « ouais moi je trouve ça marrant », témoigne l’un d’eux. « c’est aussi vieux que l’âge de ta mère », nous assène un autre – au passage ma mère n’a que 53 ans. Un dernier quidam de nous confier: « tout ce que vous allez réussir à faire avec cette statue, c’est attirer plus de Français. Or, qui dit Français à Genève dit déprédations, embouteillages et problèmes. C’est ça que vous voulez ? Vous êtes pas malins vous les petits Suisses (rires)! ».
Si Jean-Michel n’as pas totalement tort, c’est avec componction que la rédaction s’associe à Zinédine Zidane et à toutes sa famille qui doit une fois de plus subir l’humiliation d’avoir été pris en flagrant délit de coup de boule en ce soir de final de la coupe du monde. Car si « pas vu pas pris », Zinédine savait tout de même qu’il était entouré de quelques centaines de caméras.
Qui sème le coup de boule récolte la migraine.
La rédaction.