Politique

Anne Emery-Torracinta : « Je ne dirais pas que la gestion de mon département est un échec. Ça n’a pas marché. »

A l’heure du bilan, la conseillère d’État refuse que l’on considère la gestion de son département comme un échec. « Ça n’a pas marché, voilà tout », confie la magistrate, laquelle ajoute que son swing a beaucoup évolué durant les neuf dernières années. 

À l’instar de Lolita, ce n’est pas sa faute à elle si de nombreuses affaires ont émaillé sa gestion du département genevois de l’instruction publique (DIP). « Cela aurait pu arriver à n’importe quel conseiller d’État qui se serait retrouvé à ma place au moment où les différents scandales qui ont eu lieu sous mes mandatures ont éclaté », déclare ainsi la magistrate qui, en 2023, après avoir passé dix ans à la tête de l’instruction publique genevoise, cédera sa sinécure au plus brave des sept sages cantonaux que le peuple aura décidé de parachuter à la tête du gouvernement cantonal.

Car si le DIP est souvent un département problématique en raison de la propension de ces islamo-gauchistes de profs’ à demander toujours plus de congés payés et d’effectifs, il n’en demeure pas moins un maroquin très apprécié des conseillers d’États. Eh oui, pour y paraître savant, nul besoin de plus d’esprit qu’une carpe. À tout le moins faut-il être en mesure de faire croire que l’on est occupé d’une nouvelle réforme sur le Cycle d’orientation quoiqu’on restât enfermé dans son cabinet à employer son temps à des niaiseries comme lire le journal gratuit, sculpter des bouchons avec un canif, dessiner des maisons sur un bloc-notes ou feuilleter le dernier ouvrage d’Alain Finkielkraut pour y prendre à la volée une phrase ou des passages dont le sens pourra s’appliquer aux évènements du jour. 

Ainsi, à l’heure du bilan, Anne Emery-Torracinta se refuse à dire que la gestion de son département a été un échec. « Sur le plan collectif, ça n’a pas marché, voilà tout », relativise-t-elle. « Sur le plan individuel, en revanche, j’ai pu acquérir un meilleur swing grâce au golf miniature que j’ai installé dans les locaux de la Rue de l’Hôtel-de-Ville », conclut la magistrate. 

La Rédaction. 

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