Genève

Le Conseil d’État justifie son augmentation de salaire par la pénibilité de bosser avec Serge Dal Busco

A l’unanimité moins un, les sages du canton de Genève ont déclaré « pénible » le fait de devoir bosser avec Serge Dal Busco. Ils demandent une augmentation de 25% pour leur permettre de « rester motivés » jusqu’à la prochaine élection. 

On n’avait pas vu une telle dégradation des relations entre conseillers d’État depuis l’affaire Maudet. En effet, sur le départ, Serge Dal Busco serait devenu totalement « je-m’en-balécouilles » et irascible avec ses collègues, si bien que ces derniers auraient « la boule au ventre » rien qu’à l’idée de le croiser. Ce dernier aurait également développé de fâcheuses tendances à commencer ses journées à 14 heures ; à se rouler des gros joints en pleine réunion ; à se balader en caleçon dans les locaux de son département ; ou à s’entrainer au zizicoptère dans son bureau de la rue de l’Hôtel-de-Ville. 

Or, les six autres conseillers d’État considèrent la fonction exécutive comme « sacrée » et devant confiner à une attitude exemplaire. Le jugement de ces derniers est ainsi très sévère vis-à-vis de Serge Dal Busco, et ses écarts de conduite, eu égards à la respectabilité de sa fonction, ne passent pas. « Nous n’en pouvons plus de lui, reprenez-le », déclare ainsi le Vert Antonio Hodgers. « C’est un relou », ajoute la libérale-radicale Nathalie Fontanet. À ce titre, tous ou presque trouvent de plus en plus pénible de devoir le rencontrer une matinée par semaine, lors des séances hebdomadaires du conseil d’État. « C’est bien simple, je ne lui serre plus la main depuis qu’il a craché dedans avant de saisir la mienne », se souvient quant à lui le seul vrai citoyen genevois, Mauro Poggia. 

Au bord du burnout, l’exécutif demande ainsi que son statut soit revalorisé « en priorité », avant celui des fonctionnaires dont, au demeurant, « l’on pourrait bien se passer tellement ils sont incompétents », fustigeait l’autre jour Anne Emery-Torracinta, laquelle faisait également part de son admiration pour Emmanuel Macron et sa politique du « tout cabinet de conseil » qui consiste à substituer systématiquement l’expertise des consultants de McKinsey à celle de son administration. « Il en va de la préservation de l’attractivité de la fonction », abondait en ce sens son camarade de lutte finale Thierry Apothéloz, lequel annonçait dans la foulée qu’il se mettrait en grève s’il n’obtenait pas a minima la gratuité des flans à la cantine de son département. « Je suis pénible, c’est vrai », confirmait alors volontiers Serge Dal Busco, « mais faut voir l’équipe de champions avec qui je suis obligé de bosser… », concluait le magistrat. 

La Rédaction.  

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