Politique

Le National accepte une motion préconisant la vasectomie obligatoire des membres de l’UDC

Le Conseil national a largement plébiscité une proposition de la Gauche visant à prévenir la reproduction physique et sociale des vieilles élites du parti agrarien. Si le projet de loi venait à aboutir, les 18-34 ans devraient, selon un sondage, se déplacer massivement aux urnes pour se prononcer en faveur du texte. 

En BMX, c’est ce qu’on appelle un « retour de pédale ». En effet, après le cuisant échec de leurs deux propositions visant à réduire le nombre d’avortements en Suisse, l’UDC est visée par une motion demandant que soient « vasectomisés » ses membres – tous masculins, au demeurant, à quelques exceptions près – afin de diminuer la tendance de ces derniers à se reproduire physiquement mais aussi socialement en éduquant leurs têtes blondes selon les principes arrières-gardistes qui sont les leurs. 

Pour élaborer son texte, le Parti socialiste suisse est parti du constat suivant : « chaque année, les militants de l’UDC mettent au monde près d’un millier de gamins. Or, c’est autant de gosses qui n’auront jamais la chance de grandir dans une famille saine, où l’on apprend à respecter les autres êtres humains plutôt que les meilleures pratiques destinées à couler leurs bateaux en Méditerranée ou à les dénoncer par un coup de fil anonyme aux autorités. »

Réuni en Assemblée générale extraordinaire autour d’une coupe de champagne et d’un bol de caviar, le PS a ensuite tranché en faveur de la vasectomie, solution la moins « violente » parmi les options posées sur la table – ndlr : torture à coup d’écoutes prolongées du dernier album de Bastian Baker ; parapluie bulgare ; écartèlement ; etc. 

En Suisse, les enfants UDC représentent 14% des naissances annuelles, c’est-à-dire autant d’individus destinés à souffrir de « graves problèmes à la fois sociaux et psychologiques à l’âge adulte », selon les experts. « Vasectomiser les UDC, c’est donc aussi une opportunité de diminuer les coûts liés à leur prise en charge ultérieure dans un asile psychiatrique, ou un sanatorium ! », abonde Natalie Imboden (Verts/BE), dont le parti a d’ores et déjà apporté son soutien au projet. 

Mais contre toute attente, c’est le soutien des libéraux-radicaux et du Centre qui a fait pencher la balance du Conseil national en faveur de la motion. D’abord réticents à priver les UDC de leur droit à l’intégrité physique (Cst. Art.10, al.2), le PLR s’est progressivement laissé convaincre, se rendant compte que le texte allait également dans son intérêt. « Nous sommes ravis d’éliminer la concurrence et de récupérer son électorat vers lequel, de toute manière, nous nous tournons de plus en plus pour lutter contre l’islamo-gauchisme », motive ainsi Jacques Bourgeois (PLR/FR). « Nous aurions préféré le port obligatoire d’un slip de chasteté, mais la solution imaginée par le PS nous convient également », ajoute pour sa part Martin Candinas du Centre des Grisons. 

Selon un sondage indépendant réalisé pour le compte de la Biturne de Genève auprès d’un échantillon statistiquement représentatif de 18-34 ans abhorrant au plus haut point les militants de l’UDC, 100% des mêmes personnes seraient prêtes à se rendre aux urnes pour voter « oui » à un éventuel référendum au projet de loi qui devrait découler de la motion. La plupart d’entre eux se disent également prêts à organiser une gigantesque battue pour les « capturer » et/ou les « retrouver » s’il advenait que les militants visés par cette mesure de coercition parvinssent à s’enfuir.

Contre l’UDC, finalement, la Suisse est un pays soudé…  

La Rédaction. 

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