Genève

L’Université de Genève propose aux musulmans de prier dans les toilettes

Un lieu à la hauteur de « la considération méritée par ces étudiants·es », selon le Rectorat. 

Nul n’est prophète au pays des Helvètes. Encore moins Mahomet, lequel n’est « pas le bienvenue » à l’Université de Genève… Enfin si, seulement dans la cage d’escalier du sixième étage, entre les restes de pâtes au beurre d’un étudiant en socio’ qui s’en nourrissait pour le troisième midi consécutif et les dégueulis de ceux qui se nourrissent au Marx Café.  C’est en effet là-bas que se concentre l’ensemble non pas de la haine des riches mais d’une animosité à tout le moins banale, sinon tout à fait normale, envers une petite partie de la population mais non des moindres puisqu’il s’agit de celle même qui effraie tant nos grands-mères et nos grands-pères, lesquels, bien qu’ils n’en aient jamais aperçus aucun représentant, en font néanmoins les objets de beaucoup de fantasmes, notamment celui de posséder tous un CFC de spécialiste de minage.

Car c’est là-bas, dans cette cage d’escalier, que les étudiants·es de confession musulmane ont été priés d’aller prier, sans doute par égards à la laïcité de ce lieu sacré de l’éducation qu’est l’Université, mais, à plus forte raison encore, pour ne pas déranger la quiétude qui règne au sein de l’aumônerie qui jouxte le Temple du Savoir genevois depuis 1946 et qui accueille déjà deux chapelles concurrentes, lesquelles ne sauraient souffrir de libérer un peu d’espace à l’intention d’un troisième culte. 

Or, quand bien même l’actuelle situation serait idéale, l’Université de Genève, toujours à l’avant-garde du progrès social et de l’inclusion, a décidé de privatiser un WC à ce même sixième étage pour le louer aux ouailles du Prophète. Prétexte : « nous sommes très sensibles à la situation des étudiants et des étudiantes de confession musulmane », déclare l’attaché de presse de l’Université de Genève. Celui-ci d’ajouter : « nous leur offrons donc un local à la hauteur de la considération qu’ils méritent ! »

L’Université de prévenir cependant : « nous conserverons un double des clés, notamment pour y effectuer régulièrement des contrôles aléatoires de la Police fédérale ou du NEDEX (ndlr : le groupe neutralisation, enlèvement, détection d’engins explosifs de la police cantonale).Voilà de quoi satisfaire l’ensemble des étudiants·es qui pratiquent une activité cultuelle offrant un service de nature sociale reconnu par l’Université.

La Rédaction.

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