Islamo-gauchisme

23 CHF, c’est un minimum pour acheter des bières bon marché et du saucisson brioché

Témoignage du « peuple d’en bas », celui qui ne s’embarrasse pas de la qualité de son alcool ni du nombre de boutons de fièvre suscité par une consommation excessive de cochon transformé en saucisse. 

« Si je vais voter oui à l’initiative 23 CHF, c’est parce j’ai de la peine à boucler les fins de mois », nous révèle Bernard, syndicaliste intermittent à UNIA Suisse qui aimerait bien être payé un peu plus cher pour son temps passé à protester contre les multinationales et les patrons tyranniques. « Si je vais voter oui à l’initiative 23 CHF, c’est parce que j’en ai marre de voir des pauvres se balader avec des palettes de bière Prix Garantie sous le bras », témoigne Philibert, rentier, amoureux de la vie et des rues basses lorsque celles-ci sont visitées par des « personnes fréquentables » affublées d’un costume trois pièce et non pas d’un training Adidas et d’une vraie fausse sacoche Gucci. 

Si en apparence les deux olibrius n’ont pas grand-chose en commun, ils se battent pourtant main dans la main pour une cause commune : l’augmentation du salaire minimum des ouvriers prolétaires qui, selon l’un et l’autre, ne peut être que profitable pour tout le monde étant entendu la propension marginale à consommer élevée des classes prolétaires. 

« C’est bien simple ! », ajoute Philibert. « Les prolos’ vont aller s’acheter des voitures à crédit, se payer des habits bons marchés en plus grande quantité et donc alimenter ma rente d’une façon significative. Le ruissellement fonctionne surtout dans l’autre sens ! Le mieux dans tout ça, c’est qu’ils ont l’impression d’une avancée sociale alors que tout ce qu’ils acquièrent c’est la capacité d’acheter un saucisson brioché dont l’usine qui les produit m’appartient ».

Si je vais voter oui à l’initiative 23 CHF, c’est parce que j’en ai marre de voir des pauvres se balader avec des palettes de bière Prix Garantie sous le bras…

Quant aux principaux bénéficiaires de l’initiative, ceux-ci se réjouissent d’ores et déjà de ce gain de pouvoir d’achat en vue d’acquérir les armes qui leur serviront un peu plus tard à retourner les personnages comme Philibert. Dans l’intervalle, il est vrai qu’un bout de saucisson brioché n’a jamais fait de mal qu’à la qualité de leur épiderme et à leur espérance de vie dans ce monde cruel. 

La Rédaction.

« Prolétaires de tous les pays, caressez-vouz! » by ЯAFIK ♋ BERLIN is licensed under CC BY-NC-SA 2.0

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