Genève

À Genève, les mamans de jour seront finalement payées en « merci » et en « bravo »

Les applaudissements étant déjà accaparés par les soignants, les milieux patronaux ont dû innover.

Le salaire minimum, voté l’automne dernier à Genève, ne sera finalement pas appliqué aux mamans de jour qui ne seraient pas « de vrais mamans » selon l’Union Suisse des Arts et Métiers – USAM. En effet, leur tâche ne serait pas indispensable au bon fonctionnement de la société. Mieux, les femmes pourraient s’acquitter totalement gratuitement de cette affaire étant entendu qu’elles sont « biologiquement programmées pour changer les couches Procter & Gamble des enfants depuis la nuit des temps ». 

Dès lors, l’USAM recommande à ceux qui souhaiteraient faire « un geste » envers ces personnes de leur envoyer des lettres de remerciement ou de se rendre directement dans l’un des centres d’Accueil familial de jour ou dans l’une des nombreuses crèches familiales de la Ville de Genève pour leur « serrer »* directement la main en abaissant légèrement la tête afin de feindre l’empathie. En outre, selon une étude menée pour le compte de l’association patronale, la reconnaissance du travail effectué serait aussi indispensable que les quelques mille bouffées d’air que tout un chacun inspire quotidiennement pour survivre. Partant, nul besoin de rémunérer ses employés.

*Attention, étant donné les circonstances exceptionnelles de la pandémie, il est préférable de se cogner respectivement les coudes plutôt que de ses serrer la main. Ceci est une recommandation de l’OFSP.

La Rédaction.

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