Culture

Christian Lüscher avoue avoir inventé la boutade qui consiste à péter quand on tire sur son doigt 

Selon toute vraisemblance, Christian Lüscher aurait lui-même inventé les « blagues de beauf ». Mieux, il serait l’auteur de l’indémodable « boutade » qui consiste à demander à son vis-à-vis de tirer son doigt tandis que… Vous connaissez la suite. 

Il y a des similitudes qui ne trompent pas au point de confiner à penser que Christian Lüscher est l’auteur qui, sous couvert du plus grand anonymat ou d’un nom d’emprunt, se cache derrière le site jokes-de-papa.com et participe de longue date à l’élaboration de toutes sortes d’almanach de blagues de beaufs tels que le recueil annuel Blagues Cochonnes Pour Adultes ou encore le livre Blagues courtes, Sexy, Amusantes, Cochonnes, Drôles sous-titré Blagues courtes pour pratiquer le sexe oral chez soi ou au travail.

Ce sont nos confrères du Blick qui nous ont mis la puce à l’oreille. Plus précisément une « journalope »* du pure player romand, laquelle se serait, selon les rumeurs qui circulent dans les couloirs du Palais fédéral, munie d’une cape d’invisibilité ou du logiciel espion FinFischer pour obtenir la correspondance de notre Cricri d’amour avec ses ouailles du parti libéral-radical. De sorte que, en remontant la piste ou en tirant sur la pelote de laine, comme disent les Aristochats, notre stagiaire a fait une découverte surprenante. Accrochez-vous à votre botte-cul qui vous a été présenté comme un instrument pour améliorer votre productivité au travail, car ce que vous allez lire va remettre en question l’ensemble de votre existence… 

En effet, non content d’avoir porté la lourdeur au pinacle de la blague, Christian serait l’inventeur de la boutade qui consiste à demander à son vis-à-vis de tirer son doigt et, lorsque celui-ci s’exécute, de laisser s’échapper un pet bruyant pour signifier à ce dernier qu’il s’est fait avoir. « C’est dans un moment de lucidité, entre deux Negroni que je dégustais aux Voiles entouré de femelles et de bougnes, que j’ai imaginé cette blague ! », nous confie ce dernier. « C’était en 1927, j’avais alors déjà 62 ans, en tout cas dans la tête, et je passais mes soirées à draguer la minette ! En parlant de petite cochonne, Corinne, une serveuse que je connaissais bien m’apportait justement ma boisson quand j’ai réprimé une flatulence, par politesse, parce que je suis un gentleman… En tout cas je l’étais à l’époque. C’est alors que je me suis dit : ‘’mais Christian, ça ferait une super blague de péter devant Corinne !’’. Je lui ai donc, dans un premier temps, mis une main au cul, pour rigoler, et, dans un second, je lui ai demandé de tirer sur mon doigt ! La suite… Vous la connaissez ! C’est ainsi que j’ai inventé la blague du pet ! », explique le conseiller national. 

Une blague qui, durant plusieurs années, lui a valu d’être connu comme celui à qu’il ne fallait pas risquer de serrer la main si l’on ne voulait pas risque de défaillir, comme en témoigne un de ses proches sous couvert d’anonymat : « ses pets, c’est vraiment Tchernobyl ! C’est à croire qu’il mange du cassoulet tous les jours ! ». Une blague qui, d’ailleurs, au fil des années, subira une forme de dépréciation comme en connaissent toutes les mauvaises blagues. Un malheur pour Christian, qui avait imaginé la faire breveter pour qu’elle lui rapporte de l’argent mais se l’était fait voler par Jean-Marie Bigard avant qu’il n’ait eu le temps de remplir les papiers de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle… On ne dira jamais assez le manque de reconnaissance dont souffrent les génies et les grands inventeurs…

La Rédaction.

*qualificatif probablement utilisé par Philippe Nantermod pour qualifier le journaliste, Antoine Hürlimann, que toute la Rédaction de la Biturne embrasse. 

Illustration: C.Lüscher: Par http://www.parlament.ch, Attribution, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=86351846

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