Santé

Dépression – Un étudiant sur trois en serait réduit à réellement écouter les cours de ses professeurs pour passer le temps

D’ordinaire affairés à d’autres occupations comme préparer la révolution, épuiser le catalogue Netflix ou taguer les murs de la RTS, les étudiant-e-s auraient été contraints, durant la pandémie, d’écouter réellement les cours magistraux distillés par leurs professeurs austères. On vous raconte pourquoi.

Sonia est étudiante à l’Université de Genève. Son quotidien, elle le partage entre la recherche de mots d’esprits destinés à décorer les banderoles des manifestations hebdomadaires auxquelles elle participe et la distribution de claques aux individus franchement pas « ok » qui lui font des réflexions débiles sur le chemin de l’aula. Le soir, elle s’installe confortablement devant Netflix avec son dernier crush issu des limbes de Tinder et chill avec lui jusqu’à l’heure du réveil. Ainsi va la vie d’une étudiante lamba, la seule, du moins, qu’ait pu interroger notre stagiaire. 

Or, ce fragile équilibre qui consiste à faire semblant d’étudier tout en essayant de renverser le patriarcat a été chamboulé durant la pandémie. En effet, tous les centres d’intérêts de Sonia ont été momentanément interdits par ce facho d’Alain Berset. Ainsi Sonia ne pouvait-elle plus manifester ni délester sa main sur le visage bouffi d’un patriarche ventripotent ou d’un insolent râblé. Quant à Netflix, son catalogue – tous comme les bonnes choses –, a bel et bien une fin ! Ces évènements, comme elle aime à les appeler en référence à ceux d’Algérie en 1954, laissèrent Sonia sans nul autre but que de raccrocher son décrochage scolaire et – oui les mots que vous allez lire sont durs, âmes sensibles s’abstenir – se brancher sur Zoom pour écouter ses professeur-e-s.

Mal lui en prit cependant, car face aux absurdités totalement déconnectées de la réalité que ceux-ci distillaient, Sonia sombra dans une dépression plus profonde que le Spleen de Charles Baudelaire… De balbutier : « Quand je n’ai plus rien eu à faire, et bien… Je me suis mise à écouter mon professeur sur la possibilité de résoudre le génocide Ouïghour à l’aide des palabres du conseil de sécurité de l’ONU ou un truc du genre. C’est alors que j’ai sombré. Depuis, et bien je coule de jour en jour, je me demande même s’il y a une fin à ce naufrage… ». 

Si comme Sonia, vous êtes étudiant-e et en dépression, vous pouvez toujours vous gratter pour attendre de l’aide. Par contre vous pouvez désormais vous nourrir à la cafétéria de l’Université de Genève pour la modique somme de 3.-/repas qui seront reportés sur votre taxe universitaire semestrielle. On dit merci qui ?

La Rédaction. 

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