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Des témoins clés d’une affaire impliquant Pierre Maudet retrouvés dans une turbine du barrage de Verbois

Au moins deux témoins clés de l’affaire dite de « naturalisation accélérée » impliquant l’ancien conseiller d’État ont été retrouvés ce matin coincés dans une turbine du barrage de Verbois. Si l’un d’eux a les pieds coulés dans un bloc de béton, la police cantonale refuse, pour l’heure, de parler d’acte criminel. 

Technicien depuis plusieurs années au barrage de Verbois, José, 54 ans, ne s’attendait certainement pas à la découverte qu’il a fait en début de semaine au sortir des toilettes que, soit dit en passant, il aurait fendu en deux à cause d’un cassoulet maison ingurgité la veille. Pourtant, à neuf heures et quart mardi matin, le voyant de l’écran de contrôle situé dans un bâtiment connexe au barrage lui signale une erreur majeure dans le fonctionnement d’une des quatre turbines. Celle-ci rencontre des difficultés à tourner. La présence d’un « objet de grande taille », que l’on soupçonne être un humain n’ayant pas réglé son dû à l’administration fiscale cantonale, est attestée lorsque, quelques minutes après la mise à l’arrêt définitive de l’engin, deux corps sont découverts dont un les pieds coulés dans un bloc de ciment. 

Or, c’était sans compter les connaissances de José dans le milieu de la maçonnerie. Ni une, ni deux, ce dernier contacte son cousin Pedro. Pedro le renvoie vers Elder qui le redirige vers João qui l’invite à s’adresser à Miguel, etc. Après avoir posé un congé pour rencontrer successivement plusieurs experts, José est enfin fixé. L’homme qui a les pieds coulés dans le béton est un témoin clé de l’affaire de la naturalisation trop rapide d’un banquier libanais dans laquelle serait impliqué Pierre Maudet. C’est le beau-frère du cousin de l’ami de la sœur de l’amant du neveu de Guilherme qui l’a identifié. Physionomiste, ce dernier ne se trompe jamais et, en l’occurrence, il est formel. 

D’autant que José remonte bientôt jusqu’à Rodrigo*, à savoir l’homme qui a coulé les pieds du témoin dans le bloc de ciment avant de le jeter dans le Rhône. Se découvrant cousins éloignés, les deux hommes s’asseyent autour d’un verre de porto et la langue de Rodrigo ne tarde pas à se délier. En quelques minutes à peine, ce dernier affirme sur la Saint-Vierge qu’un moustachu, la cinquantaine, plutôt belle gueule, avec une barbe mal rasée et une costume trois pièces a monnayé la disparition du corps contre un voyage en première classe et un séjour tout frais payé pour le Grand prix d’Abu Dhabi, le 17 novembre prochain. Or, « admirer un Grand Prix, ça ne se refuse pas ! », déclare Rodrigo a son compatriote. Sur quoi José acquiesce et promet de ne pas révéler son identité à la police qui, au sortir de la sieste vers 16h30, se rend sur les lieux pour constater et lever les corps. 

Prudente, cette dernière se refuse à conclure trop précipitamment à un assassinat. « Il arrive parfois que des individus sautent dans un bac de ciment, attendent quelques heures que celui-ci prenne et plongent ensuite dans l’eau », révèle le porte-parole de la police cantonale quelques secondes avant de repartir en direction du commissariat central, sirènes battantes, pour arriver à temps à l’apéro organisé par Olivier Jornot.  

La Rédaction. 

*Nom d’emprunt.

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