Suisse

Incapables de discernement, les jeunes libéraux radicaux seront placés sous la tutelle de Jamie Spears

Le Tribunal de protection de l’enfant, n’a pas hésité une seconde. La sentence est aussi irrévocable que celle prononcée par Denis Brogniart au terme du conseil de Koh Lanta. 

Il coule dans leurs veines du sang bleu et de l’alcool blanc, jamais rouge. Qui sont-ils ? Ce sont les jeunes libéraux-radicaux. Horde ou cohortes d’individus aux brushings toujours impeccables, armés des mêmes idées et munis du même complet confectionné à la même enseigne, chez Milton Friedman, Grand-Rue 25. Le 5 août dernier, à l’heure où notre stagiaire écrivait sa dernière pige que nous allions envoyer dans la poubelle à piges de stagiaire, les jeunes libéraux-radicaux genevois écrivaient l’histoire de leur formation politique. Le président du parti, Davit Ghukasyan de son petit nom, annulait un rendez-vous historique au cours duquel les adhérents auraient dû se prononcer si oui ou « nom de Dieu de bordel de merde la couleur bleue du parti est une couleur de pédale ?! ». Pas celles qui se tripotent, Dieu nous pardonne, sur les Champs-Élysées les 14 juillets la fleur au fusil et le fusil où vous savez, ni celles qui participent à une réunion annuelle en exhibant des couleurs arc-en-ciel à faire pâlir le plus taliban d’entre nos lecteurs ; non, pas celles-ci, mais celle sur laquelle vous poussez lorsque vous souhaitez, à l’instar de Raymond Poulidor, grimper un col de montagne ou tirer une ligne droite dans les toilettes du Baroque un soir de canicule. 

La pédale, donc, cet instrument de torture, s’il en est, pour les personnes cachectiques ou celles qui, à l’instar de mon père parti chercher des clopes sans jamais revenir, fument trois paquets par jour. Cet instrument qui nous veut du bien en nous laissant un mal indescriptible aux mollets et aux cuisses après que l’on a effectué une balade en famille ou rendu visite à tante Bérangère qui habite « à une distance raisonnable », selon les dires de mon père parti non pas plus tôt mais un peu plus haut. Cet instrument d’autant plus problématique qu’il est accaparé par des hordes d’islamo-gauchistes, lesquels à force de se la péter avec leurs sarouels finissent en passage piéton sous les roues de nos voitures…

La pédale, pour les jeunes libéraux-radicaux genevois, c’est bien là tout le mal de la société. S’il n’y avait pas de pédale, il n’y aurait pas besoin de payer les frais d’avocats permettant de justifier que le cycliste n’avait pas bien effectué son RTI avant de rencontrer le bien aimable pare-chocs de notre SUV. Sans pédales, nul besoin de souffrir l’œil torve et souvent jaloux de ces conducteurs du dimanche qui n’ont pas de quoi s’offrir un habitacle chauffé en hiver. S’il n’y avait pas de pédales, enfin, il n’y aurait pas de guidon et bien moins d’individus aux plaisirs coupables finissant aux urgences, ce qui nous éviterait une augmentation annuelle des primes maladies !

Bref, pour toutes ces raisons, la JLRG – dont l’acronyme est considéré désormais comme un groupe terroriste par les nouvelles autorités afghanes – nourrit sans doute une haine justifiée, mais néanmoins très mal acceptée au sein de nos villes roses-vertes au laxisme gauchisant, à l’égard des cyclistes. C’est pourquoi les membres de cette dernière ont été placés sous la tutelle de Jamie Spears – le père de Britney, qui vient de perdre la garde de sa petite fille de 39 ans ; comprenez sa douleur, son enfant l’a quitté ! Tous leurs avoirs seront bien entendus saisis par Jamie qui pourra jouir des fruits du travail qu’ils effectueront désormais auprès d’associations caritatives et d’associations de défense des alpagas sauvages dans le Chablais. Délestés ainsi de ce qu’ils produisent comprendront-ils peut-être enfin le sort de leurs employés. 

La Rédaction. 

Illustration : https://jlrg.ch

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