Suisse

La justice bâloise atténue la peine d’un cambrioleur « parce que la victime possédait une maison »

Le voleur, qui avait dérobé plus de cinq millions de francs suisses sous forme de diamants, bijoux et d’économies dissimulées dans des taies d’oreillers, a vu sa peine être atténuée par le tribunal bâlois. Motif : la maison aurait été « bien trop aguicheuse ».

Quand on possède une villa dans un quartier huppé, il ne faut pas s’attendre à vivre paisiblement ou que le jardinier mexicain que vous employez s’abstienne de téléphoner à son cousin du cartel de Sinaloa, que lui et ses amis se privent de débarquer en Suisse et qu’ils évitent de s’en prendre au signe ostentatoire de votre réussite économique. Non dans le monde au laxisme gauchisant dans lequel nous vivons, un monde ou des criminels multirécidivistes violeurs d’enfants, de femmes, de vers de terre et peut-être, ô quelle horreur, de Médor, votre chien totalement incontinent, dans un monde où ce genre d’engeance brûle des églises puis assassine des prêtres eux-mêmes séducteurs d’enfants et de votre chien Médor le dimanche à la messe, mieux vaut se préparer à de multiples déconvenues en provenance de la classe populaire que vous nourrissez par le ruissellement de votre production économique indispensable au bon fonctionnement de la société. Ainsi vaut-il souvent mieux administrer la justice soi-même c’est-à-dire enterrer des mines antipersonnelles devant son pré carré, surplomber son portail de fils barbelées et disposer quelques tireurs d’élite aux quatre coins de sa résidence pour la protéger de tous les jaloux indigents qui rêvent de s’offrir une piscine chauffée artificiellement avant que le réchauffement climatique ne s’en charge naturellement. Le con ! Il faut dire qu’on ne lui avait rien demandé…

Faits divers – « Ca vaaaaaa ! »
Lundi, à Bâle, la peine d’un violeur a été commuée en travail d’intérêt général à la protection civile. Ce dernier aurait affirmé devant la justice : « Franchement c’est qu’une meuf quoi, ça vaaaaa ! ». Les juges ont été particulièrement séduits par son argumentaire et son sens de la répartie.

Hier, donc, à l’heure où les plus chômeurs d’entre vous se lèvent, après que le soleil a atteint son zénith, les juges du tribunal bâlois ont confirmé tout haut ce que nous pensons déjà tout bas : la justice ne défend plus les honnêtes gens. Le dossier de l’ouvrier mexicain a en effet été rouvert après que son avocat a appris qu’on pouvait demander des réductions de peine pour un oui ou pour un non, à la grande satisfaction de Nathalie Sarraute. Ré-analysées à l’aune du regard de juges progressistes, les charges d’accusations dont il avait été affublé l’année précédente ont pratiquement toutes été abandonnées. La violation de domicile a ainsi été relativisée car « la maison portait une jupe » et « avait flirté quelques minutes avant avec la demeure adjacente ». Le vol a été abandonné car « la victime avait joué avec le feu en s’achetant une maison » ; de même pour les dommages à la propriété, eux aussi abandonnés, car le « vol a été relativement court ».

En outre, le propriétaire, un certain Roger F., a été accusé de « posséder » ladite résidence, ce qui porte atteinte au bon droit à la médiocrité de tous les citoyen-ne-s et justifie amplement le droit de lui piquer quelques affaires de temps à autre. Son jugement est prévu tantôt. Il encourt une peine privative de liberté allant de 1 à 10 ans selon que les juges auront descendu une bouteille de schnaps durant la pause de midi. 

La Rédaction. 

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