Politique

La police découvre plus de 5 tonnes de clichés au domicile de Christian Lüscher

Le conseiller national aurait acquis, au fil des années, une véritable collection de lieux-communs sur le monde, le mérite, les femmes, les hommes, la jeunesse socialiste, le GSSA et les classes moyennes. Prévenue par un informateur anonyme, la police a perquisitionné son domicile.

Il est 22h30 passé lorsque les agents de police dépêchés pour réaliser l’inspection du 7’000mde Christian Lüscher sont invités à franchir le pas-de-porte sur lequel ils ont patienté plus de trois heures durant que celui-ci leur ouvre la porte. 

Christian les accueille alors avec un « petit rhum arrangé dont vous me direz des nouvelles ! », mais les agents, professionnels jusqu’au point de ne pas dégainer leur arme pour tirer arbitrairement sur l’élu qui se fait menaçant après qu’ils ont refusé de boire une seule goûte de son alcool qu’il déclare à présent « gâché » par cette bande de jeanfoutres, les agents conservent leur calme et continuent ce pourquoi ils ont été envoyés par le Ministère public au domicile du prévenu, à savoir la recherche des innombrables stéréotypes en possession de l’élu libéral-radical. 

Sans surprise, un agent découvre une première pièce à conviction en l’objet d’une pile de cahiers où le PLR a recopié plus d’une centaine de millier de fois « La jeunesse socialiste a la chaude-pisse ». Pris au dépourvu, celui-ci déclame alors : « Au moins, moi, je n’écris pas ivre-mort sur un coin de table ! ». En effet, les inspecteurs analyseront tous les coins de table de l’appartement et n’y trouveront aucune fois le mot « ivre-mort ». En revanche, ils y remarqueront la présence des phrases : « Mort aux bolcheviks ! » ; « I <3 PME » ; « Le capital c’est la santé, mais pas le travail » ainsi que les mots : « Liberté » ; « Réussite » ; « Succès » ; « Entrepreneuriat » et « Leadership » ; un champ lexical qui n’est pas sans rappeler celui des gens qui postent des phrases inspirantes et des hasthtags sur LinkedIn. 

Quelques instants plus tard, un deuxième agent tombe des nues en découvrant une bibliothèque remplie de livres de Robert Nozick, Milton Friedman, Frederick Winslow Taylor et Friedrich Hayek tandis que des bouquins de Karl Marx, Lénine, Trotski, Adorno, Althusser, Gramsci, Piketty, ou, plus modéré, Keynes sont disposés, la moitié des pages arrachées, dans une cuve sur laquelle on peut lire « allume-feu ». Et tandis qu’un agent trébuche sur un opposant politique drogué, bâillonné et complètement démembré, son collègue occupé à répertorier les livres de la bibliothèque actionne un mécanisme qui déverrouille une porte donnant directement sur un escalier en colimaçon. L’endroit qui vient d’être découvert n’est autre que le carnotzet où Christian et ses proches imaginent et consignent l’ensemble de leur théories fumeuses sur le mérite, le travail assidu et les possibilités d’ascension sociale. Les preuves, dès lors, sont accablantes et la perquisition s’arrêtera là. Au total, plus de 5 tonnes de clichés et de stéréotypes seront saisis et mis sous scellés. Suivra prochainement une enquête visant à déterminer si l’élu PLR a agi seul ou bien en bande organisée que personne ne peut canaliser et qui, dans la zone, fume la fusée en étant parfois pistée par les banalisés. 

À gauche, les réactions suite aux révélations médiatiques de cette perquisition ne se sont pas fait attendre. Thomas Bruchez, vice-président de la jeunesse socialiste, qui affrontait mercredi soir Christian Lüscher sur le plateau d’Infrarouge : « Je savais qu’il cachait non seulement une partie de son capital sur des comptes offshore aux îles Caïmans mais également quelque chose de plus louche. Nous voilà fixés. J’espère néanmoins que la police fera son travail, et que tous les membres qui auront participé à cette mascarade seront arrêtés, puis jugés. ». 

La Rédaction. 

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