Culture

Le Petit Robert retire les mots « virilité » et « masculinité » de son dictionnaire

Les deux termes ont été jugés désuets. Leur retrait permettra de faire de la place pour les nouveaux ajouts à venir, parmi lesquels les mots « wokisme » et « islamo-marxisme ».

« Archaïques ». Tels ont été jugés les mots « masculinité » et « virilité » par le comité de rédaction du Petit Robert, lequel, en marge de l’intégration du mot « iel » dans sa prochaine édition, fera également disparaître les deux termes susmentionnés. En effet, la plupart des vieilles personnes étant trop « vieilles » pour se revendiquer de l’un ou l’autre des deux mots ; la plupart des jeunes gens étant bien trop fragiles se réclamer de l’un ou l’autre des deux termes, c’est tout naturellement que le comité éditorial a préféré les ôter de son dictionnaire. 

« C’est une évolution normale de la langue », s’est exprimé le directeur de publication du Petit Robert, tant il est vrai qu’on ne dit plus « cette femme est stéatopyge» mais « tema son boule ! ». De même, on ne dit plus « j’ai vu son vit » mais « il m’a montré sa teub ». Après tout, qu’est-ce que le langage si ce n’est une convention appelée à évoluer en fonction des nouveaux usages qu’on en fait et contre laquelle s’inscrivent et s’inscriront toujours une bande de vieillards sénescents à la recherche du temps perdu ?

Plusieurs spécialistes se sont ainsi prononcés en faveur d’une plus grande rapidité dans la révision de la langue française. « Il faut arrêter de croire que c’est parce que vous poussez cinquante kilos au développé couché que vous êtes virils », déclarait Alain Rey, en pleine séance de discussion sur l’avenir des mots « masculinité », « virilité », « force » et « puissance » au sein du dictionnaire. D’ajouter, quelques jours avant son étrange disparition le 28 octobre 2020 : « En 1884, des enfants de huit ans étaient capable de sortir quotidiennement plus de 150 kilos de charbon de la mine du Voreux ! Et vous espérez me faire croire à votre virilité ?! ».

De leur côté, Alain Finkielkraut, Jean-Michel Blanquer, Jean Romain et d’autres vieilles personnes blanches autoproclamées gardiennes de la langue française ont été admises aux urgences peu après avoir appris la nouvelle. Bon nombre d’entre-elles étaient simplement « désorientées » ou « en pertes de repères », rassure le médecin urgentiste responsable de la prise en charge des patients aux Hôpitaux Universitaires de Genève. « Il nous a suffi de leur rappeler que leur calvaire sur Terre était bientôt fini et de leur suggérer de publier un message de haine sur Twitter pour qu’ils se ressaisissent. En somme, plus de peur que de mal. », conclut-il. 

La Rédaction. 

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