Politique

Le PLR organise une partie de chasse à courre pour retrouver le délateur de Christian Lüscher

Nouveau rebondissement dans la série « Lüscher contre la bienpensance wokiste-on-ne-peut-plus-rien-dire » : le PLR organise une partie de chasse à courre pour retrouver la « balance » qui a fait fuiter les messages de son Parrain. Sont invités tous ceux qui savent monter, sont en mesure de payer le cens du parti libéral-radical et possèdent un Fass 90 en état de marche. 

Plusieurs Braques de Weimar, quelques Beagles et deux ou trois Cockers. Derrière eux : des aristocrates et des bourgeois en tenue de chasse, montés sur des chevaux filant au vent, grimpant et dévalant monts et collines, traversant à gué ou parfois au milieu du Rhône, manquant pour certains – à l’instar de Tournicoton, qui n’a pas pied, même à gué – de se noyer. Si vous avez assisté, hier, à tout ou partie ce spectacle des plus étonnants, ce n’est ni parce que vous avez été téléporté dans la série Downtown Abbey ni que le fil du temps s’est rembobiné jusqu’au début du XXe siècle. 

C’est au contraire que vous vous situiez dans la Broye (Vaud), dans les bois de Jussy (Genève) ou dans les trois hectares du bois de Saint-Jean (Fribourg) tous trois sillonnés de long en large par les équipes du parti libéral-radical lancé aux trousses de la « balance », de « l’infâme scélérat », du « snitch » qui a, en fin de semaine dernière, laissé fuiter la correspondance personnelle de Christian Lüscher avec ses ouailles. 

Car face à l’inaction de la justice contre le délateur du conseiller national, le parti libéral-radical a jugé utile de se la servir lui-même. C’est pourquoi il a convoqué l’ensemble de ses membres ainsi que ses sympathisant rompus à l’équitation et possédant un Fass 90 en état de marche pour « capturer » le traitre, le scélérat, le parjure et le porter devant un tribunal correctionnel interne. 

« L’espion doit être sévèrement puni ! », avait ainsi déclaré le président du parti, Thierry Burkart, interrogé par des journalopes alors qu’il s’était arrêté quelques minutes pour laisser paître sa monture. Selon lui, la trahison a provoqué une grave rupture de confiance au sein du groupe parlementaire. Laquelle exige que des comptes soient rendus, mais uniquement par responsable de la fuite. « Au sein du parti, nous avons pour habitude de parler et de dire franchement ce que nous pensons des pauvres, des mendiants, des femmes et des Arabes. Or, je ne veux pas perdre cette liberté de ton ! », précisait également Thierry Burkart en nuançant néanmoins : « nos échanges sont, du reste, très soft par rapport à ceux de l’UDC… »

La Rédaction.

Illustration: Par Léonorpoiret — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=107343167

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