Suisse

Le prix de l’abonnement général augmentera pour financer l’acquisition de chars à voile

Toujours au fait des principales préoccupations de leurs usagers, les CFF investissent dans l’acquisition d’une cinquantaine de chars à voile. Une opération qui n’est pas sans répercussion de son coût sur le prix de l’abonnement général, lequel devrait au moins doubler sinon tripler en fonction de l’humeur du président du conseil d’administration au moment de rédiger le document entérinant la décision. Mais bon, les Suisses ont les moyens paraît-il. 

Tout vient à point à qui sait attendre. Or, il aura fallu attendre une mauvaise blague de l’entraineur du Paris Saint-Germain Christophe Galtier pour que les CFF se décident enfin à investir dans une chose qui tient vraiment, mais alors vraiment à cœur à ses clients : le char à voile. La décision fait suite au retentissement des récentes déclarations, notamment sur Twitter, au sujet de ce mode de transport écologique issu du nord de la France. Or, les CFF souhaitent surfer sur la vague, c’est pourquoi ils ont décidé à l’unanimité de leur conseil d’administration d’acquérir non pas un, ni deux, ni trois, ni quatre, ni cinq, ni six, ni sept, ni huit, ni neuf, ni dix – c’est long, pas vrai ? –, ni onze, ni douze, ni treize, ni quatorze, ni quinze, ni seize – et là, c’est toujours long ? –, ni… Bref, les CFF ont décidé d’acquérir cinquante chars à voile ! Cela pour un montant aussi inconnu que le prix déboursé par unité de vaccin covid. Mais un montant qui se calcule, néanmoins, puisque concomitamment à leur investissement, les Chemins de fer fédéraux ont annoncé le doublement, voire le triplement du prix – cela dépendra de l’humeur de leur président au moment d’écrire le chiffre exact – de l’abonnement général à compter du premier janvier 2023. 

« Cette nouvelle offre de transport est spécialement dédiée à tous nos clients qui brassent de l’air », explique la direction de la régie fédérale des transports ferroviaires. « Et Dieu sait s’il y en a ! Notamment dans les rangs de certains partis dont nous nous garderons bien de citer les noms puisqu’ils sont majoritairement constitués d’avocats, de banquiers et d’autres asticots qui ont du fric et apprécient tout particulièrement s’en servir pour faire des procès à tire-larigot ! », précise-t-elle. 

Au détour d’une route nationale, au bord du lac de Genève lorsque celui-ci sera asséché par des années d’inconséquence de la droite majoritaire au Parlement fédéral, il sera donc bientôt possible d’apercevoir des individus se laissant aller au gré du vent. Mais uniquement des employés qui jouissent d’une profession flexible en matière d’heure d’arrivée au travail. En effet, l’Union suisse des arts et métiers (USAM), l’Union patronale suisse et la Fédération des entreprises romandes (FER) ont d’ores et déjà clarifié que les manants soumis au régime de la pointeuse, fût-elle biométrique, ne bénéficieraient d’aucune faveur en cas de retard dû à un encalminage de char à voile. « Quand le vent manquerait, il leur suffirait de souffler sur les voiles pour arriver à l’heure au boulot », précisent les trois associations faîtières dans un communiqué paru quelques minutes seulement après que la décision des CFF a été rendue publique. 

La Rédaction.

Crédit photo : FAL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=283490

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