Genève

L’école primaire deviendra facultative dès 2022

Le tâcheronnage chez Amazon Mechanical Truk ne demande aucune expertise. Conscient de cette réalité, le conseil d’État genevois, en collaboration avec le département de l’instruction publique, a décidé de rendre l’école facultative. À compter de 2022, les élèves pourront indéfiniment rester chez eux s’ils le souhaitent. 

Les plus ambitieux se lanceront certainement dans une carrière de e-sport ou essayeront de percer dans la crypto-monnaie. Dans tous les cas, il va falloir que les enfants s’occupent puisqu’ils ne seront, dès 2022, plus obligés de revenir en classe et que la plupart de leurs parents n’attendent qu’un assouplissement du code du travail pour les mettre au boulot afin qu’ils « rendent leur paie », comme il était coutume que les relations parents-enfants se déroulent dans les corons au XIXe siècle. 

Après plus d’une année de réflexion, le Conseil d’État a décidé d’entériner une décision préconisée par l’USAM (Union Suisse des Arts et Métiers) ainsi que la plupart des experts du DIP concernant l’avenir de nos têtes blondes : elles n’en ont aucun, donc il n’est pas nécessaire de les instruire ; d’autant que si l’éducation avait été, entre le XVIIIe et le XXe siècle, un formidable vecteur de réduction de la délinquance, les caméras de surveillance de même que les algorithmes de criminalité prédictive permettent désormais d’assurer un niveau de sécurité tel que les plus méritants n’encourent pas, à chaque fois qu’ils sortent de chez eux, le risque de se faire dépouiller. 

Selon un rapport d’experts, passer sa journée à remplir des CAPTCHA ou à effectuer des micro-tâche sur Amazon Mechanical Turk ne demanderait pas plus du QI d’une huître. C’est la raison pour laquelle « on ne va pas obliger les futurs grévistes de Smood à étudier », commente un responsable du département de l’instruction publique. « C’est malheureux, mais il n’y a pas de travail… Ou bien il faut être le fils de ou l’ami de pour en trouver un… Alors autant leur simplifier la vie à ces gamins et ne pas les bercer d’illusions avec l’idée de faire de grandes études ! », conclut-il.

La Rédaction. 

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

*

code