Suisse

Les employés Migros pourraient être autorisés à travailler ivre-morts

Réunis samedi en assemblée, la majorité des délégués de la Migros se sont non seulement prononcés en faveur de la modification des statuts du géant orange, pour que celui-ci puisse vendre de l’alcool, mais aussi en faveur de la modification du règlement des employés, pour que ceux-ci puissent en consommer. Un projet qui ne fait pas l’unanimité du côté de l’opinion publique, qui accuse Migros de surfer sur l’anxiété climatique et professionnelle qui règne chez les 18-30 ans afin de leur vendre l’alcool qu’ils consomment pour oublier que le monde est un gros tas de bouse au-dessus duquel trône une bande de jeanfoutres en costumes gris. 

Derrière ce changement de politique, qui peut paraître radical eu égards aux principes de son fondateur Gottlieb Duttweiler, la Migros ne fait cependant que de remettre au goût du jour la vieille idée fordiste selon laquelle un employé qui consomme là où il produit fait également marcher l’organisation dans laquelle il travaille. En effet, selon une étude très secrète commandée à l’Université de Zurich, 89% de l’effectif du géant orange aurait un penchant pour la bouteille – les 11% restants étant des enfants de moins de 16 ans ou des stagiaires non-rémunérés qui ne sont pas comptés comme des êtres humains. Ainsi donc, ce mince changement de politique pourrait rapporter gros au premier distributeur suisse de denrées agro-alimentaires, qui pourrait grâce à cela tripler son chiffre d’affaire. 

Pour ce qui est du taux d’alcoolémie autorisé chez les collaborateurs, celui-ci devrait varier en fonction des cantons. « Il va de soi qu’un Valaisan est plus accoutumé qu’un Genevois qui ne boit que des IPA de microbrasseries ! », s’est fendu un représentant de Migros. Ainsi, les employés des cantons-villes ne devraient pas être autorisés à dépasser 0,5‰ tandis que ceux de la périphérie pourront largement dépasser ce taux ; avec une petite exception pour les Valaisans, qui, eux, ne seront pas autorisés à venir travailler s’ils n’atteignent pas les 0,5‰.

Le géant orange entend avant tout fonctionner sur « la confiance », affirme son porte-parole. Cependant, des « contrôles aléatoires pourront avoir lieu ». Car l’idée n’est pas de fliquer les employés mais bien de compter sur leur responsabilité individuelle. « Nous allons devenir la première firme au monde qui encourage ses employés à travailler ivre-morts ! », s’est réjoui le porte-parole de Migros Suisse qui compte sur cette nouvelle source de motivation au travail pour améliorer la qualité du service. « Alors oui, il risque d’y avoir deux-trois produits cassés lors des rangements sur les étagères », concède-t-il, « mais le plus important c’est notre engagement pour le bonheur de nos employés ! », ne tarde-t-il pas à rassurer en ajoutant que Migros était l’archétype d’une entreprise responsable.

La Rédaction. 

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