Genève

L’Université de Genève cède et proposera un menu « parpaing » à moins de 3chf aux étudiant-e-s

Fini le piquet. Bonjour les rendez-vous chez le dentiste. Et si le nouveau combat des étudiants de l’Université de Genève était celui des soins dentaires gratuits ?

Après plusieurs semaines de grève et d’occupation du « Marx café* », les étudiant-e-s grévistes de l’Université de Genève ont cédé aux propositions du rectorat. C’est au cours d’âpres négociations, durant lesquelles plusieurs CRS venus directement de Paris se tenaient derrière le recteur en tapotant leurs matraques dans leurs mains, que les crypto-marxistes ont finalement cédé de peur de perdre leurs chicots qu’ils n’ont pas de quoi assurer, étant entendu la qualité du système d’assurance dentaire helvétique. Ainsi, ceux-ci n’ont-ils eu d’autre choix que d’accepter le compromis proposé par la direction de l’établissement, à savoir un « menu parpaing » constitué, comme son nom l’indique, de petits bouts de bétons taillés à la trancheuse à viande.

« L’avantage », déclare le recteur Yves Flückiger, « c’est que ce nouveau menu correspond à leur demande de plats véganes à la cantine ! Sans compter que le nutriscore du parpaing est bien supérieur à celui de manger de l’air ou de boire de l’eau ! », ajoute-t-il visiblement satisfait de la solution trouvée par son établissement. Principal fournisseur du nouveau plat, Holcim promet que chaque goute de béton qui servira à fabriquer les parpaings, sur place, dans les sous-sols de l’UNIGE, sera extraite sur la colline du Mormont et acheminée via des circuits aussi courts que possibles. « L’objectif n’était pas simplement de satisfaire les estomacs vide des étudiant-e-s », ajoute le responsable de la nouvelle chaine de production, « mais également de faire en sorte de respecter des critères écologiques et de créer des emplois locaux. Eh oui, les étudiants traversent une crise à laquelle nous sommes sensibles, puisqu’ils constitueront demain nos futurs ouvriers. ». 

Au reste, un gigantesque sondage a été lancé par le truchement de l’Office fédéral de la statistique afin de trouver un nom à ce nouveau menu plaisir. Si la plupart des étudiant-e-s militent en faveur de « parpaing au chocolat », au bon tiers, issu-e-s d’une minorité francophone, préféreraient l’appeler « parpaingtine ». Une chose est sûre : les débats promettent d’être aussi virulents que le bouton de fièvre apparu récemment chez notre réac’teur en chef après une soirée étudiante…

La Rédaction.  

*La cafétéria d’Uni-Mail, moins deux étoiles au Michelin et au bénéficie de plusieurs commentaires TripAdvisor : « Wallah, plus jamais j’y retourne de ma vie ! ».

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