Islamo-gauchisme

Migros cesse de rémunérer ses employés

On est le premier employeur du pays et le seul privilège de travailler pour nous devraient être la reconnaissance sociale inhérente au statut de collaborateur Migros, aurait déclaré le président directeur-général de la firme depuis les Bahamas. 

Tout vient à point à qui sait attendre. Sauf que le monde ne nous attend pas et ça, Migros l’a très bien compris. Ce matin donc, elle n’a pas attendu le réveil de ses collaborateurs pour leur annoncer fièrement qu’elle ne leur verserait plus un copeck contre le temps de travail qu’ils effectuent pour elle. Pour comprendre le motif de cette décision, notre quotidien a rencontré le président directeur-général du géant orange, Patrick Rösti, dont nous retranscrivons exceptionnellement une partie de l’entretien tant la nouvelle revêt une importance capitale pour vous, cher public.  

Patrick Rösti, bonjour, vous allez bien ?

Écoute ça va la famille, les enfants sont partis à l’école, la femme au boulot et moi je me réjouis de lire les commentaires haineux des consommateurs et des employés qui vont apprendre la nouvelle. Bon, il est 6h35, aucun de ces fainéants n’est encore debout ou ne s’est encore rendu compte qu’il allait bosser gratos pour moi. Donc je prends mon mal en patience, mais comme on dit dans leur trois-pièces surpeuplés : « Inch Allah » !

On n’en demandait pas tant. En plus on ça nous en touche une sans faire bouger l’autre votre situation familiale. Bref, comment justifiez-vous cette nouvelle mesure que d’aucuns n’hésitent pas déjà à qualifier de « retour à l’esclavage » ?

Nannnn mais ça c’est du verbiage. Nous ce qu’on souhaite avant tout, c’est que les gens arrêtent avec leur cupidité. L’argent, au final, ça ne sert pas à grand-chose ! Enfin surtout dans les poches des gens qui n’ont aucune idée de la différence entre un Romanée Conti Grand Cru et un Riesling Trockenbeerenauslese Gold. L’argent, au final, c’est la culture et ceux qui n’en on pas ne méritent pas d’argent. C’est aussi simple que ça. Quant au « retour à l’esclavage », c’est une formulation au peu alambiquée. Nous on préfère un « retour à la servitude volontaire ». Dans ce cas de figure-ci, les gens bénéficient d’une reconnaissance sociale qui n’était pas attribuée aux esclaves. Je tiens par ailleurs à préciser l’attachement de Migros à tous ses collaborateurs ! On vous aime et ce malgré vos nombreux défauts. Vous êtes les meilleurs travailleurs précaires qu’on ait jamais eu !…

La suite de l’entretien ne mérite pas qu’on s’y attarde. Patrick Rösti nous y confie son opinion personnelle sur les personnes qui travaillent pour lui. Sur l’échelle de la dignité, ils vous classe bien en-dessous de l’étron et juste un peu au-dessus des gens à l’aide sociale.

La Rédaction. 

Illustration : “Migros Altstetten inauguration” by lejoe is licensed under CC BY 2.0

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