Genève

Nathalie Fontanet tente l’aventure de sa vie en manifestant 10 minutes au cortège du 1e mai 

La conseillère d’État a été aperçue brandissant une banderole « nos vies valent plus que leur profits ». Le parti libéral-radical a ouvert une enquête pour déterminer si elle avait perdu la raison. 

« Alors ça, c’est une surprise ! », s’est écrié un militant du parti du Travail lorsqu’il l’a aperçue brandissant une banderole où l’on pouvait lire : « nos vies valent plus que leurs profits ! », un slogan emprunté au Nouveau Parti Anticapitaliste de Philippe Poutou. « J’ai été très étonné de la voir ici ! », s’exclame un autre, « mais tous les travailleurs ne sont-ils pas les bienvenus !? ».

En effet, les travailleurs unis ou désunis de tous les pays sont accueillis à bras ouverts aux festivités du 1e mai, même Nathalie Fontanet, laquelle, jusqu’à preuve qu’elle délègue l’intégralité de ses dossiers à ses collaborateurs pour siroter des Margaritas les pieds en éventail sur son bureau de la rue du Stand, n’en demeure pas moins une travailleuse exemplaire et d’autant plus assidue que son parti croit fermement en la valeur travail !

L’étonnement des syndicats et des partis de gauche – fussent-ils socio-démocrates – est toutefois compréhensible. Aucun patron, le fût-il des fonctionnaires de l’État, n’avait encore jamais été aperçu à aucune manifestation. Ainsi, la conseillère d’État libérale-radicale innove ! Par sa présence éphémère au cortège du 1e mai, elle réalise un exploit qui, de mémoire d’homme, n’avait jamais été accompli ! Un activiste de commenter : « franchement, après Pierre Maudet, elle était sans doute, la personne qu’on attendait le moins aujourd’hui, notamment parce qu’on ignorait qu’elle fût préoccupée par les questions de rapports de travail – exception faite lorsque ceux-ci doivent cesser… »

C’était donc se méprendre que de l’imaginer incapable d’une telle audace ! Car Nathalie s’est préparée durant des semaines pour affronter les travailleurs qui, selon ses sources, ne la « portent pas vraiment dans leurs cœurs », surtout depuis qu’elle veut calquer le statut de ces derniers sur la souplesse qu’elle a acquise lors de son cours d’initiation au yoga tantrique. 

En janvier dernier, elle faisait ainsi l’acquisition d’un gilet pare-balle et d’un casque de protection. En février, elle apprenait le kung-fu pour pouvoir se défendre. En mars, elle se tressait une dreadlock pour – se – « sentir » comme eux. En avril, elle s’initiait à leurs goûts et à leurs coutumes, notamment culinaires. À cet égard, elle laissait un très bon commentaire TripAdvisor sur le restaurant El Baraka dont elle goûtait la finesse du plat principal à cinq heures du matin, juste après être sortie de l’Usine. 

Aujourd’hui, 1e mai, elle était fin prête pour la rue… N’en déplaise à ses coreligionnaires de parti… Car, oui, le parti libéral-radical a d’ores et déjà twitté qu’il déclencherait une procédure disciplinaire à l’encontre de sa conseillère d’État dont il juge le comportement « indigne » de la distinction dont doit faire preuve un membre dudit parti. « Ben voyons ! » a, pour sa part, observé Philippe Nantermod depuis le Valais. De poursuivre : « célébrer la possibilité d’un changement radical des rapports de travail ! Mais quelle idée ! Je pense qu’elle est devenue folle ! »

La Rédaction. 

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