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Parmelin patiente près de seize heures dans la mauvaise file pour rendre hommage à la Reine

Croyant faire la file pour passer devant le cercueil de la Reine, l’ancien président de la Confédération a patienté près de seize heures dans la queue des toilettes mixtes du Westminster Hall. S’il n’a finalement pas vu la bière, le ministre n’y est cependant pas allé de main morte dans les commodités du Palais. 

En tant qu’officiel du gouvernement suisse, il aurait pu utiliser un « coupe-fil » pour passer devant tout le monde et présenter humblement ses hommages à la famille de la défunte monarque britannique avant de repartir à toute berzingue au guidon de sa trottinette électrique débridée et de monter dans le Falcon de la Confédération. Il n’en fut rien. En effet, n’ayant comme à son habitude pas grand-chose à faire, Guy Parmelin a insisté pour « faire la queue comme tout le monde », hier, avant de se recueillir auprès du cercueil de la Reine. Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu pour le natif de Bursins (VD). En effet, au lieu de se glisser dans la file d’attente conduisant à la bière monarchique, Guy Parmelin s’est enfilé dans la queue des toilettes mixtes du Westminster Hall, dans laquelle il a attendu près de seize heures. Profitant du terme de son attente pour se soulager, celui-ci a créé la panique et le Palais a dû être momentanément évacué. Il se confie : 

« J’avais déjà fait une bonne dizaine d’heures de queue lorsque j’ai aperçu un étrange pictogramme qui n’existe pas en Suisse et sous lequel était écrit ‘’W(ater) C(losets)’’. Alors je me suis dit : ‘’Sympa quand même ces Anglais, ils nous adressent des remerciements ! C’est très gentleman ça dis donc !’’ Cela étant, j’ai patienté environ cinq heures de plus avant de me rendre compte, à l’odeur, que je m’étais trompé de file ! Alors là foutu pour foutu je me suis rendu où le roi va seul… Sur le trône ! Du haut duquel j’ai déposé un pruneau, mon neveu, t’as peur ! Toute la tuyauterie du Palais y est passée ! Finito ! »

En effet, sans l’intervention personnelle de David Beckham qui refaisait la queue pour la troisième fois de la journée, la cérémonie était perdue et le protocole royal enterré à jamais. Car David, Dave, Dédé – quand il est à plus de 3‰ les soirs de week-end ou de victoire du Real Madrid en finale de Ligue des Champions – n’hésita alors pas une seule seconde à se jeter dans le bousard pour y ôter les selles de l’ancien président de la Confédération obstruant les conduits d’évacuation. C’est ainsi qu’une heure seulement après avoir été évacué, le Palais accueillit à nouveau les pèlerins, bigots, calotins et bondieusards de toute sorte venus, pour les uns, pleurer la vieille peau ; pour les autres, célébrer sa descente aux Enfers*. Tout est bien qui finit bien, donc, même pour Guy Parmelin qui ne fut – en vertu de sa simplicité – pas molesté tel un maraud mais simplement reconduit à la sortie par des agents d’entretien et des Welsh Guards vêtus de tenues de décontamination.

La Rédaction. 

*Dans la Jura.  

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