Culture

Perdu dans la bibliothèque des Bastions, un étudiant en lettres refait surface trois ans après

Ah ce qu’on peut faire par amour ! 

Maxence est à la littérature ce qu’Éric Zemmour est à la polémique : un passionné. Ainsi, depuis son plus jeune âge nourrit-il l’espoir d’intégrer le prestigieux cursus de lettre de l’Université de Genève. Genève, une ville où lui-même grandit, près du cimetière des Rois, la fenêtre de sa chambre lui offrant une vue plongeante sur la tombe de Robert Musil et sur la gerbe qu’il y disposait chaque début de semaine à quarante-cinq degrés et orientée en direction de la Mecque.

Or, son rêve se réalisa lorsqu’il intégra, il y a de cela trois ans, les facultés de français et de latin. Maxence fut alors directement conquis par la quantité de savoir qu’il allait acquérir ! Mieux, il se perdit dès le premier jour qu’il visitât la bibliothèque des Bastions dont chacun sait qu’il ne faut jamais s’y rendre sans en avoir, au préalable, étudié les plans ou bien sans s’en être soi-même tatoué les dédales architecturaux. Car il est de notoriété publique que celle-ci fut conçue dans l’objectif premier de réduire la proportion d’étudiant qui allait réussir à obtenir un papier la menant directement au chômage. Nombreux se perdirent donc bien avant Maxence… Maxence, dont on connaît à présent la détermination, est le premier à s’en sortir vivant…

Vivant, vous avez bien lu la dernière phrase ! Car Maxence a refait surface il y a de cela une semaine, effrayant les étudiants qui commencèrent à s’enfuir lorsqu’ils aperçurent au loin sa silhouette et son visage émacié par les épreuves qu’il dût affronter durant son périple sans doute bien plus périlleux que celui d’Ulysse. 

Pour vous donner une idée, voilà à peu près à quoi ressemblait Maxence quand il fut aperçu au sortir de la bibliothèque après trois ans.

En effet, Maxence, après trois ans de déambulations, retrouvait en ce mois de janvier de l’an de grâce 2021, son chemin vers la sortie de la bibliothèque ! Sa mère, que nous avons interrogé pour l’occasion, de déclarer : « Quand on nous a annoncé qu’il s’était perdu, nous avons décidé de faire le deuil… Personne ne voulait se risquer à un sauvetage, pas même Mike Horn que, d’ordinaire, aucune aventure n’arrête ! Il faut dire qu’il avait été aperçu pour la dernier fois près du rayon grec ancien. Jamais personne n’en était revenu auparavant ! Si je devais m’avancer je dirais que mon fils est plus héroïque qu’Ulysse lui-même !

Quant aux rares amis de Maxence, ceux-ci déclarent : « Maxence ?! Il avait disparu ? Nan, vous me faites marcher ? En tout cas nous on ne s’était pas rendu compte de votre absence. D’ailleurs, il va bien ? Si vous le croisez, faites-lui savoir que j’aimerais récupérer mon bouquin de Jean-Paul Sartre. Je tiens beaucoup à comprendre pourquoi l’existentialisme est un humanisme ! ».

Tout est bien qui finit bien donc. On souhaite bien évidemment un très bon rétablissement au petit Maxence. Pour l’aider dans son retour à la vie active, nous avons également décidé de lui offrir une coupe chez le barbier de son choix, à Séville. 

La Rédaction. 

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