Politique

Pour continuer d’exister, le PS va devenir une section du PLR

Pour assurer sa survie, le PS devrait intégrer le PLR d’ici la fin de l’année. L’occasion d’officialiser leur union consommée a minima depuis les années 80. 

Qu’est-ce qui est rouge et qui tend vers le bleu ? Le Parti socialiste, bien vu ! En effet, nombreux sont les exemples récents qui attestent – ou du moins laissent à penser – que le premier est en passe de rejoindre les rangs du second en devenant son « aile gauche », s’il en est, à commencer par le soutien de son conseiller fédéral, Alain Berset, au projet de réforme AVS21 dont, faut-il seulement le rappeler, les deux principales mesures pour trouver à financer notre système de retraite sont (1) l’augmentation du nombre d’années de travail des femmes et (2) le relèvement de la TVA qui, comme chacun sait, est l’impôt le plus équitable qui soit dans cette société qui est la nôtre où triomphent justice sociale et méritocratie. 

« Nos points communs avec le PLR sont nombreux », précise ainsi Cédric Wermuth, le co-président du PS Suisse. « Qui plus est, nous perdons progressivement du terrain face à la montée des Verts. Alors pourquoi ne pas additionner nos forces pour continuer d’exister !? Mieux vaut faire comme le PS français et survivre que de disparaître ! Même à l’état d’embryon, Voldemort continue d’exister !… Enfin, peut-être que ce n’est pas le meilleur exemple… », ajoute ce dernier. 

En effet, pourquoi ne pas s’allier, puisque certaines, à l’instar du duo Luisier (PLR/VD) Beauvois (PS/VD), n’ont pas attendu pour opérer ce rapprochement. Lequel devrait être effectif le 15 août prochain lorsque la seconde rejoindra la première en tant que « collaboratrice détachée à la présidence du conseil d’État » – ndlr : ce qui signifie qu’elle n’aura pas le bureau juste à côté de celui de Christelle Luisier, mais celui au fond du couloir, ce qui change (libéral-)radicalement tout ! 

« Si nous ne sommes pas du même parti nous partageons nombre de valeurs, dont celle de travailler pour le bien commun. Cela dépasse les enjeux partisans », souligne la socialiste Frédérique Beauvois qui affirme, du reste, qu’elle conservera sa « liberté de penser » – ndlr : en l’objet d’un album dédicacé par Florent Pagny, qu’elle exposera dans son bureau – par rapport à sa supérieure hiérarchique et qu’elle mettra en œuvre les politiques antisociales et climaticides de cette dernière « toujours à contrecœur ! » tout en « s’indignant » régulièrement contre sa cheffe, comme le préconisait Stéphane Hessel dès 2010. Voilà, en somme, qui devrait rassurer les adhérents de la future section socialiste du Parti libéral-radical.  

La Rédaction.

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