Genève

Pour déloger les occupants de la cafétéria, la direction de l’UNIGE déverse plus de 500 prélocations pour la prochaine « Graverie » dans le hall d’Uni-Mail

A Uni-Mail, des zadistes tiennent la cafétéria depuis mardi pour acquérir définitivement le droit de manger d’infâmes repas au prix de trois francs. Immersion.

Depuis mardi matin, la cafétéria d’Uni-Mail est en état de siège. En effet, des dizaines de wokistes ont érigé des barricades à l’aide de leurs dreadlocks et de leurs bulletins scolaires enduits d’une colle « maison » composée de sucre, d’épices, de tas de bonnes choses ainsi que des larmes d’un jeune libéral-radical sacrifié sur l’autel de leur misère. Leur revendication : le retour des repas à 3.– à l’Université ; un geste qu’ils jugent indispensable étant entendu qu’ils n’ont pas envie de traverser la route pour trouver directement un emploi stable en CDI et acquérir le pouvoir d’achat nécessaire à se procurer de la viande rouge.

L’Université avait d’abord tenté de les déloger en entamant des pourparlers. Des vêtements propres leur avaient été proposés, puis du shampoing, puis des rendez-vous gratuits chez le coiffeur. En vain. Leur apparence, visiblement, ils n’ont cure. « Maintenant, je comprends mieux pourquoi leurs cheveux sont aussi bariolés que le drapeau arc-en-ciel », s’était fendu un membre du rectorat interrogé par notre stagiaire, lequel nous rapporte également que, vêtu d’un sweatshirt noir, Christian Lüscher s’est infiltré momentanément parmi les zadistes, a agrippé un micro et harangué : « Nous ne voulons pas travailler mais profiter que le contribuable subventionne nos menus ! », avant d’être trahi par son pantalon de costume. Les wokistes l’ont alors jeté du haut des barricades « pour faire un exemple ». Ce fut ensuite le tour du recteur Yves Flückiger qui, tel un vulgaire patron d’AirFrance, s’est violemment fait arracher sa chemise et sa cravate par des marxistes-léninistes en colère alors qu’il essayait de les « raisonner ». Choqué, ce dernier a décidé de prendre une année sabbatique à Tahiti, loin des agitateurs gauchistes. Il va de soi que l’Université de Genève couvrira tous les frais inhérents à ce séjour de « réhabilitation psychologique ».

Si l’UNIGE a longtemps hésité à faire appel au GIGN et à gazer tout ce beau monde qui, de toute façon, a l’habitude de vivre dans la pollution et de fumer trois paquets de clopes roulées par jour, la solution a très vite été écartée au profit d’une méthode plus douce mais doublement efficace. D’un commun accord avec la Gravière et la Parfumerie, l’Université de Genève a acheté 500 prélocations pour la prochaine « Graverie » qu’elle déversera tantôt dans le hall d’Uni-Mail au vu et au su des zadistes. Quelques minutes suffiront ensuite aux snipers postés dans les étages pour abattre, d’une fléchette tranquillisante*, les deux pelés et trois tondus qui auront déserté leurs barricades. « Une solution pacifique ! », s’est réjouie la direction de l’Université avant d’ajouter qu’il n’avait bien entendu jamais été question de leur faire du mal, du moins, pas trop. De conclure : « On avait pensé à des billets d’avion pour Berlin, mais on a renoncé. Eh ouais, la plupart de ces hippies ne voyagent plus qu’en train ou à vélo. Mais l’idée n’était pas mauvaise… ».

La Rédaction. 

*À moins que le stagiaire qui s’occupe des munitions soit le même que celui du plateau de « Rust ».  

Illustration : “Grève étudiante” by Fabien Gagnon is licensed under CC BY-NC-SA 2.0

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