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Prix des carburants – Un Parisien roule jusqu’à Genève pour économiser 10 euros sur son plein de sans plomb

En France, chacun y va de sa son opération pour économiser sur le plein d’essence. Rencontre avec le Parisien qui s’est rendu en Suisse pour remplir son réservoir à un prix abordable.

Hervé possède une Audi Q3 dont il n’est pas peu fier. Sa voiture lui permet en effet de réaliser, selon la notice, 3214 kilomètres entre deux pleins. Un avantage lorsque les prix à la pompe flambent comme c’est le cas en ce moment dans l’Hexagone. Un avantage également pour s’approvisionner à peu de frais puisqu’il se rend parfois jusqu’à Andorre – situé à 860 km de Paris – ou au col d’Ibardin – à 801 km de la Capitale – pour profiter d’un plein non-soumis à la spoliation pratiquée par l’État sur le porte-monnaie des automobilistes. Un avantage qui vient de se tarir puisque les deux adresses ont également décidé de relever le prix du sans plomb pour éviter les demandes d’asile de centaines de milliers de Français…

Pas de panique pour Hervé, qui fait partie d’une catégorie de personnes que d’aucuns qualifient de « malins ». Il a en effet trouvé la solution pour lutter contre l’État fasciste français qui l’empêche d’exprimer sa liberté en conduisant à 30km/h dans les rues de Paris sur les deux kilomètres et demi qui séparent son domicile de son lieu de travail : il s’est rendu en Suisse, à Genève – soit à 540 km – lieu unique en Europe où le plein d’essence est encore réalisable pour un Français moyen touchant un peu plus d’un SMIC. « 540 kil ?! C’est rien ! », a-t-il déclaré à nos micros avant d’ajouter : « S’il faut, je le ferai trois-quatre fois par semaine et je prendrai des jerricanes pour vendre du fuel de contrebande à Paname ». Hervé raconte également qu’il a trouvé le prix des clopes « abordable » et celui du café en terrasse « correct ».

Chaque voyage permet à Hervé d’économiser cinq à dix euros par plein qu’il peut allouer à d’autres passions comme racheter des jantes chromées, appeler les numéros surtaxés pour participer au grand jeu concours de Koh Lanta qui lui permettra peut-être de gagner cent mille euros à partager avec cent autres personnes, ou payer la pension alimentaire de ses deux enfants partis avec sa femme après qu’il est allé acheter un paquet de clope à Andorre, cinq années plus tôt.

Malgré les insultes de nombreux conducteurs à son encontre, Hervé assure qu’il reviendra tant que l’essence, en France, coûtera l’équivalent d’un billet gagnant à l’Euro million. Incapable de fermer sa grande gueule de parisien, il remarque néanmoins : « Vous avez des traditions bizarres chez vous. Vous vous arrêtez avant le passage piéton (fou rire) ! Non mais depuis quand ils ont leur mot à dire ceux-là ?! Et puis vos pistes cyclables… On en parle ?! On pourrait y faire atterrir un charter (fou rire également) ! Je ne sais pas qui est le Maire de la ville, mais ce doit être un pote d’Hidalgo ! ».

La Rédaction.

 

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