Politique

Réforme de l’orthographe – Le PLR demande à ce que la langue de bois soit sujette à exception

Le grand remplacement des mots « socialisme » et « bolchévisme » aurait également été souhaité. 

Qu’on soit langue de bois, de pute, de vipère, de chat, de bœuf ou de député PLR, le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est réactionnaire, on est réactionnaire. Et ce n’est pas l’obscure clarté de la position de la JLR à l’égard du mariage pour tous, ni le point de vue de Jean Romain sur l’écriture inclusive qui vont contredire la dernière assertion. Ainsi donc, qu’ils soient de la dernière averse ou des neiges d’antan, les conservateurs sont partout : dans nos aliments, dans la tête des vieux hommes blancs, des jeunes aussi, mais surtout, et plus généralement, si l’on devait établir la loi d’airain des immobilistes notoires, là où toute tentative de mouvement, autrement dit, de changement, se fait. 

Récemment, ces derniers ont investi la réforme de l’orthographe d’ores et déjà adoptée par la Conférence intercantonale de l’instruction publique et qui devrait entrer en application, dans toutes les écoles romandes ainsi qu’au Tessin, d’ici 2023. Jusque-là, les cancres devraient être bien embêtés pour savoir s’ils peuvent se carrer leur dérogation « dans l’oignon » ou bien « dans l’ognon », ce qui devrait, en pratique, aboutir au même résultat : un échec scolaire définitif et un emploi rémunéré à cet affreux salaire minimum qui a coulé plus d’une PME et mis plus d’un petit patron sur la paille depuis son introduction.

Or, près de cinq mille voix se dressent déjà contre cet attentat à l’accent circonflexe. Une pétition a paradoxalement été lancée sur le site « Change.org ». Initiée par Jean Romain, porte-voix, porte-drapeau, porte-manteau – à ses heures –, porte cochère également puisque son melon ainsi que son audace ne passeraient pas dans l’embrasure d’une porte traditionnelle, la pétition demande l’arrêt pur et simple de la rectification de l’orthographe. 

Cependant convaincus de jeter un pavé dans la marre, Jean Romain et sa coterie auraient prévenus le département genevois de l’instruction publique qu’ils seraient prêts à surseoir à leur demande à une condition : que les membres du parti libéral-radical puissent continuer à parler le dialecte qu’ils polissent depuis la fondation de la Suisse moderne, à savoir la langue de bois. Aussi souhaitent-ils faire promettre au directeur cantonal que le mot « liberté » sera toujours composé de sept lettres invariables et d’un accent aigu sur le dernier « e » qui marque une élévation vers le progrès. En revanche, ont-ils affirmés, si les mots « socialisme », « social » et « bolchevisme » pouvaient disparaître, nos chères têtes blondes ne s’en porteraient que mieux. 

La Rédaction. 

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

code