Genève

TPG – Un contrôleur perd son emploi pour avoir été trop aimable

Un contrôle de routine qui a mal tourné…

L’évènement se déroule vendredi soir alors que le week-end pointe le bout de son nez. Guillerette, la petite équipe de contrôleurs des transports publics genevois se réjouit d’aller s’en jeter quelques-unes après la fin de son service. C’était sans compter l’attitude complètement déplacée de Stéphane Curtis… Retour sur un parcours irréprochable et une erreur impardonnable qui a valu au collaborateur sa révocation. 

Stéphane Curtis a longtemps cultivé l’espoir de dénicher un emploi stable en même temps que de jouir d’une rémunération adéquate qui lui permettrait de s’adonner corps et âme à sa passion : les montées de cols en moto. À dix-huit ans, il rate sa première année de collège à cause du mauvais jugement que ses professeurs se font de ses capacités intellectuelles. C’est tant mieux, car il ne se voit pas gratter du papier durant des années, mais plutôt réaliser une tâche utile qui permette à son employeur d’être fier de lui et, plus fortement encore, qui lui permette de se regarder dans la glace en rentrant le soir à son domicile. 

C’est donc tout naturellement que Stéphane Curtis s’oriente vers les métiers de la sécurité. Il arrêtera les voleurs, contrôlera les fraudeurs ou coursera toutes sortes de délinquants pourvu qu’il puisse en retirer le sentiment de puissance inhérent à l’une ou l’autre de ces activités. Recalé cependant aux tests de la police cantonale – des motifs psychologiques, rien de grave – puis à celui du corps de métier Securitas, Stéphane Curtis s’oriente vers quelque chose de moins physique mais tout aussi valorisant pour son ego : le contrôle au sein des transports publics. Là-bas, il atomisera tous les scores des tests qu’il passera. Il finira ainsi major de sa promotion et aura le droit à se photo de meilleure recrue du mois. 

Mais Stéphane Curtis est un homme faillible et l’erreur lui sera fatale car elle est d’autant plus impardonnable que l’école de formation des contrôleurs TPG axe l’intégralité des cours autour de l’institutionnalisation de l’incivilité.

Je n’avais jamais vu ça de ma vie. Stéphane qui prononce ce genre d’ignominies ! Lui dont le ton ne manquait jamais d’infantiliser, de juger et de critiquer ses interlocuteurs… Je n’ai pas les mots pour exprimer une telle déception…

Ainsi, lors d’un contrôle de routine qui s’annonçait « normal », Stéphane a rendu par trois fois la politesse à son interlocuteur en disant « bonjour », « merci » et « au revoir », des mots forts de sens et dont la seule évocation peut signifier un motif de rupture de contrat au sein de la profession. Son collègue, Bruno, présent sur les lieux lors du contrôle, témoigne : « Je n’avais jamais vu ça de ma vie. Stéphane qui prononce ce genre d’ignominies ! Lui dont le ton ne manquait jamais d’infantiliser, de juger et de critiquer ses interlocuteurs, sans parler des injures à caractère raciste… Je n’ai pas les mots pour exprimer une telle déception… ». 

La dénonciation, anonyme, a entrainé la suspension immédiate du contrôleur. Quelques jours plus tard, la sentence tombait, irrévocable… Stéphane Curtis perdait son emploi pour faute grave. 

La Rédaction.

2 Comments

  1. CATANI Alexandre

    Bonjour,
    Je ne comprend pas tout à fait votre article…
    Je m’excuse, mais après avoir fais lire votre article à plusieurs personnes, personne n’a su comprendre réellement le sens de ce qu’il est arrivé.
    Dans l’attente,
    Cordialement,

    CATANI Alexandre

    • Bonjour,
      Nous avons malheureusement licencié le stagiaire qui l’avait écrit parce que celui-ci s’adonnait à des pratiques douteuses, la nuit, au bureau.
      Désolé de ne pas pouvoir éclairer plus avant votre lanterne.

      Cordialement
      La Rédaction

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