Santé

Un ostéopathe avoue finalement qu’il ne sait pas ce qu’il fait quand il fait craquer ses patients 

Michael, 54 ans, ostéopathe depuis plus de 30 ans, brise le tabou qui entoure ce métier : non, il ne sait pas ce qu’il fait lorsqu’il vous fait violemment craquer le dos (tant mieux d’ailleurs, s’il savait il ne le ferait pas).

Il s’appelle Michael, il a 54 ans. L’ostéopathie est son gagne-pain. Il la pratique sans relâche, 5 jours sur 7, depuis plus de trente ans et pourtant il n’y croit pas. Praticien de renom, Michael a décidé de briser le tabou qui entoure ce métier depuis trop longtemps. « Ça fait des années que je fais croire à mes clients et à mes clientes que je sais ce que je fais. Or, je n’ai absolument aucune idée de ce que je fais et mes collègues non plus ! », révèle l’ostéopathe. « Quand je leur craque la cheville et que je leur dis que leur ceinture abdominale est remise en place, je blague bien évidemment. Pourtant, les clients me croient ! », ajoute ce dernier. « D’aucuns essaient bien de me demander comment ça fonctionne. Je leur sors alors tout plein de théories farfelues sur les fonctions physiologiques du corps, sur les interrelations entre ses diverses parties et sur le principe d’autoguérison. Avec un peu de bagou, ils n’y voient que du feu alors que j’ai lu ça dans une ode au sexe tantrique qui se trouvait dans les toilettes de ma belle-mère, quand j’avais 24 ans ! »

Pour Michael, la supercherie n’avait que trop duré. « Il y a quelques semaines, je n’ai plus pu me regarder dans la glace. Alors je m’en suis acheté une autre avec mes honoraires. Or, je ne pouvais toujours pas me regarder dedans… C’est alors que j’ai compris que le problème ne venait pas de moi, mais de ma profession. Des 30 ans de mensonges qui entouraient ma pratique de l’ostéopathie. Et puis, j’ai regardé mon horoscope dans le 20 Minutes. Celui-ci me conseillait de ‘’privilégier l’honnêteté’’. C’est ainsi que j’ai décidé de révéler l’escroquerie. »

Le désormais ex-ostéopathe ne regrette rien de son parcours. Ni ses années passées à créer des troubles musculo-squelettiques à des gens qui n’avaient rien demandé que d’être soignés, ni de ruiner la future clientèle de ses anciens collègues. « Certains diront que je crache dans la soupe et ils auront raison », ajoute Michael. « Au reste, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre », précise ce dernier. De conclure : « pour ma part, je me suis fait bien assez de biftons pour partir à la retraite à 54 ans. Pour les autres, ils n’auront qu’à trouver une nouvelle médecine alternative à vendre à des gens crédules. Je ne sais, l’hypnose par exemple. »

La Rédaction. 

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